Publié le mardi 25 mai 2010 à 09H52 - Vu 40 fois
Ghislain de Montgolfier de l'Union des maisons de champagne.
La chute du taux de change de l'euro n'a pas que des effets négatifs car elle « aide les exportations dans un moment où cela est très important », a souligné le porte-parole de la Commission européenne pour les Affaires économiques, Amadeu Altafaj. « L'euro baisse, c'est effectivement une opportunité pour la Champagne », observe le patron des maisons de champagne, Ghislain de Montgolfier. Alors que la parité euro-dollars pesait pour un tiers dans la chute des expéditions champenoises depuis trois ans. Les bienfaits de la dépréciation de la monnaie européenne ont, peut-être, apporté une bouffée d'air aux maisons exportatrices. « Elle est surtout visible par rapport au dollar et au yen, un petit peu moins vis-à-vis de la livre alors qu'il faut rappeler que notre premier marché reste la Grande Bretagne », temporise Ghislain de Montgolfier.
De plus, malgré une présence forte de Moët & Chandon aux USA, 87 % du champagne est consommée en Europe. « Il est évident que cela ne va pas se traduire en croissance de volume, mais nous permettre d'être plus compétitifs en récupérant une partie de la baisse des devises que nous subissons depuis quelque temps. » Il est vrai que la production champenoise se fait presque uniquement en euro. Que cela soit le raisin, la masse salariale, les emballages ou les investissements. « Quand le dollar baisse nous perdons beaucoup. » D'ailleurs, si de nombreux systèmes existent pour couvrir les aléas des marchés financiers, l'objectif reste encore et toujours celui de rendre au champagne sa valeur ajoutée et donc sa compétitivité.
Sophie Claeys-Pergament
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