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Thiercelin a trouvé une âme sœur

Publié le jeudi 21 juin 2012 à 11H00 - Vu 513 fois


Tous les champagnes sont issus

Tous les champagnes sont issus


MOUSSY (Amarne) Ce sont deux sœurs, presque jumelles, nées sous le signe… du terroir champenois. Elles marquent de leur empreinte le champagne Thiercelin, à Moussy.

ELLES représentent à elles deux la cinquième génération du champagne Thiercelin. A quelques kilomètres du sud d'Epernay, à Moussy, ces deux sœurs Anne-Sophie et Bérangère, perpétuent l'exploitation familiale créée par leur arrière-grand-père Louis, en 1893.
« Papa a toujours dit qu'il y avait de la place pour deux sur l'exploitation ». Papa, c'est Jean-Louis Thiercelin. A 16 ans, il travaillait déjà sur l'exploitation de papi Jean. Grâce à ses achats de vignes et de terres à vignes sur Moussy, Saint-Martin-d'Ablois et Courville, près de Fismes, il y a déjà plus de 40 ans, Jean-Louis a rassemblé 18 hectares des trois cépages. Dans cette famille de récoltants manipulants, Ghislaine la mère s'occupait de la clientèle. En 2005, leurs filles, à qui ils ont transmis tout leur savoir, ont pris les rênes avec carte blanche. Mais il ne passe pas un jour sans que Jean-Louis ne vienne faire un tour.

Un bel assemblage
Les deux sœurs voulaient reprendre toutes les deux en même temps. Alors Anne-Sophie suit le cursus de l'Efap Lille (1), travaille comme chargée de communication chez Suez-Environnement, puis en tant que commerciale chez Deutz et Mumm Perrier-Jouët avant de suivre une formation adulte à Avize.
Pendant ce temps, la petite sœur, Bérangère, née pendant les vendanges -un signe- fait ses classes au lycée d'Avize. Bac technologique, BTS viti-œno, stages dans le Bordelais et en Australie…
« Ce que j'aime, c'est l'évolution, la maturation. Lorsque les bourgeons sortent. Quand le raisin commence à mûrir. Chaque année est différente. : c'est toujours intéressant ». La vinification, c'est la partie de Bérangère. Anne-Sophie s'occupe de la gestion, de l'accueil de la clientèle et de la commercialisation.

Une cuvée féminine en préparation
Jusqu'ici, Jean-Louis, plus passionné par la vigne que par la commercialisation, vendait sur latte à des maisons de champagne, ainsi que du vin clair, notamment par hectolitres à une grande maison de négoce.
Pour garder la même constance aux cuvées qui a de nombreux habitués, ses filles ont conservé les mêmes assemblages, la même vinification, mais se sont équipées de cuves thermorégulées depuis 2007. Une salle de réception a été créée, elles ont investi dans une machine à habiller. Les habillages qui dataient du grand-père se sont modernisés en fuschia, or ou argent. La cuvée blanc de blancs des années quatre-vingt a été réactualisée et revêtue de vert anis. Anne-Sophie a plus que doublé les ventes l'an dernier. L'envie de séduire une nouvelle clientèle ne s'arrête pas là. Anne-Sophie et Bérangère songent à étoffer la gamme. « On pense à une bouteille très arrondie, rappelant les courbes féminines, mais on réfléchit encore à l'assemblage. On veut faire une cuvée exceptionnelle, dans un coffret de même. Mais qui ne sera pas destinée qu'aux femmes ».

(1) École française des attachés de presse.

Fabienne NOUIRA HUET
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