Publié le samedi 04 août 2012 à 11H00 - Vu 52 fois
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes) On n'est pas passé loin de la catastrophe. Les soldes d'été 2012 dans le prêt-à-porter ont pâti de la pluie de juin, avant de rebondir grâce à l'amélioration des températures.
PLUS de peur que de mal. Achevées mardi, les soldes d'été dans le prêt-à-porter ont été tributaires des conditions météorologiques. Après un démarrage des plus chaotiques fin juin, les transactions ont globalement augmenté en juillet avec le retour du soleil et de températures plus estivales.
On se souvient que, fin juin, nombre de commerçants faisaient une mine encore plus grise que le ciel menaçant nos têtes.
Virginie, conseillère en vente dans une boutique en centre-ville carolo, l'avoue : elle a eu peur d'un chiffre d'affaires incroyablement bas : « Les gens n'avaient pas envie de se déplacer par un temps pareil. En plus les collections n'étaient pas très adaptées avec des débardeurs, des robes et des teeshirts. Surtout que cette année, les couleurs étaient flash, ça marquait vraiment la saison estivale, on ne pouvait pas les remettre en hiver ».
Quelques degrés de plus et le retour de l'astre-roi ont permis de rattraper le retard des ventes accumulé, les clients n'hésitant plus à sortir et chercher des vêtements de saison. Il faut dire aussi, que l'amélioration météorologique a coïncidé avec le lancement des deuxièmes démarques et autres offres promotionnelles.
Même s'il est toujours incroyablement difficile d'obtenir des chiffres de la part des commerçants (lire par ailleurs), ces cinq semaines de soldes ont donc été de manière générale positives.
Et la crise ?
A savoir ni hausse spectaculaire des ventes par rapport aux soldes 2011, mais une stabilisation somme toute satisfaisante en chiffre et en volume.
Une tendance globale qui cache des situations différentes selon le type de magasins. Les boutiques d'entrée de gamme, de grandes chaînes ou encore les franchises semblent mieux s'en sortir.
En effet, au vu du nombre impressionnant de pièces exposées dans leurs rayons (plusieurs milliers), les soldes reprennent leur vocation première : déstocker.
De quoi permettre à ces enseignes de proposer des remises conséquentes dès la première quinzaine.
« C'est clair qu'on attaque direct avec des - 50 et -70 % », assure Agnès. A la Croisette, Laure Cozette, directrice magasin d'une grande surface, confirme : « Nous ça s'est bien passé. On fonctionne toujours très bien grâce aussi à des taux très forts - 50 %, mais aussi -80 %. Et on a fini avec des lots et une réduction de - 10 % supplémentaires ».
Pour autant, si les enseignes ont écoulé en volume, les soldes n'ont pas forcément gonflé leur chiffre d'affaires.
Quant aux magasins de gamme supérieure, le bilan s'avère moins réjouissant : « On constate une petite baisse de -5 à -10 % du chiffre de l'année dernière », lance Laurence, vendeuse dans une boutique du centre-ville.
« Je pense qu'encore une fois c'est le temps qui a joué. Bon, et puis vous savez, les gens n'attendent plus les soldes pour acheter. Les soldes, il y a dix ans, c'étaient environ 25 % de notre chiffre d'affaires. Aujourd'hui, il y a des soldes flottantes durant l'année, tout un tas de remises à nos clientes fidèles, donc il y a d'autres occasions ».
Et la crise dans tout ça ? « Les gens font attention, mais honnêtement ça fait déjà deux ou trois ans que c'est comme ça. On ne les sent pas totalement crispés sur leur porte-monnaie. Parce que les gens qui sont touchés par la crise, on ne les voit depuis plusieurs années », analyse cette vendeuse.
M.T.
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