Publié le mardi 23 mars 2010 à 09H59 - Vu 125 fois
Photovoltaïque. Une jeune société ardennaise signe une affaire peu courante.
Le monde des panneaux photovoltaïques est un véritable « système solaire ». Au centre, la source primaire d'énergie et de bénéfices. Gravitant autour, des entreprises, des particuliers, des collectivités… La loi qui détermine les mouvements de tous les corps les uns par rapport aux autres ? La quête d'une énergie inépuisable à notre échelle, mais aussi la course à la poule aux d'or.
La société ardennaise @domia, basée à Bulson, vient d'en récupérer un gros. Il y a deux semaines, elle a signé avec un exploitant agricole de la région de Carignan son plus juteux contrat depuis sa création. « Le montant des prestations s'élève à 165 000 € hors taxes », confie David Rogissart, cogérant de la société d'installations électriques, diversifiée depuis un peu plus d'un an dans l'installation de panneaux solaires. Soit une bonne moitié du « point mort » de cette entreprise de deux sociétaires et deux salariés. En 2009, les ventes n'ont pas été à la hauteur des espoirs avec environ 260 000 € de chiffre d'affaires. Il était de 300 000€ en 2008. « Mais notre objectif en 2010 est d'atteindre au minimum 340 000 € de chiffre d'affaires », espère le cofondateur Frédéric Dauchy. Avec « d'autres projets encore plus importants que celui qui vient d'être signé », c'est plutôt bien parti.
Dans le désordre général
Mais se faire une place à la cour du roi soleil n'a rien d'une sinécure. Loin d'un ordre cosmique parfait autour d'un intemporel développement durable, le système solaire du photovoltaïques en appelle davantage au désordre de l'ici-bas. Parfois jusqu'à détourner l'intérêt même des énergies renouvelables (lire ci-dessous).
Pour ce contrat, « nous y sommes allés au culot », raconte David Rogissart. « L'un de nos clients nous a signalé l'affaire. » Deux sociétés sont déjà sur le coup. Qu'à cela ne tienne. « Après plusieurs tentatives de prise de contact par téléphone, j'ai débarqué un jour dans la cour de notre nouveau client », complète Frédéric Dauchy. « Au moins pour établir le contact ». Et plus si affinités…
Rude concurrence ? « Il est clair que nous sommes loin d'être seuls », répond David Rogissart. Chacun y va donc de ses arguments commerciaux. À l'heure où les entreprises certifiées poussent comme des champignons, « nous mettons en avant nos prestations antérieures », explique l'entrepreneur. Car il ne serait pas rare de tomber sur une entreprise certifiée qui n'a jamais posé un panneau, selon @domia. Le meilleur des systèmes solaires reste imparfait.
Tanguy Pallaver
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