Publié le samedi 03 juillet 2010 à 10H45 - Vu 348 fois
Le rapport de 45 pages sera officiellement dévoilé lundi soir, en réunion de conseil municipal.
Dans son rapport sur la gestion de la Ville de 2004 à 2008, la Chambre régionale des comptes va contre ce qui se dit souvent. La situation financière de la Ville n'était pas inquiétante jusqu'en 2008.
ON a tout entendu depuis mars 2008 sur la gestion de l'équipe présidée par Jean-Louis Schneiter. Dans son rapport de 45 pages que communiquera officiellement la maire, Adeline Hazan, lundi soir, en réunion de conseil municipal, et que nous avons pu nous procurer, la Chambre régionale des comptes, qui a examiné la gestion de la Ville de 2004 à 2008, réhabilite, s'il en était besoin, le maire centriste.
Au terme de ses analyses, elle en arrive à cette conclusion, qu'elle délivre d'ailleurs par deux fois (page 2 et page 18) dans son rapport : « Au cours de la période 2004 à 2008, la Ville a emprunté 257 M€, soit une moyenne de 51,4 M€ par an. L'encours de sa dette progresse de 37 %, l'annuité de la dette de 24 % et sa dette par habitant (NDLR : qui est passé de 1 278 € à 1 738 €) sont nettement supérieures à la moyenne de la strate des communes de plus de 10 000 habitants (NDLR : 1 091 €). Toutefois, sa capacité de désendettement est bonne. La situation financière de la Ville n'est pas, sur la période, préoccupante. Toutefois, en ayant fortement mobilisé sa fiscalité, la Ville est maintenant contrainte à maîtriser ses dépenses de fonctionnement et d'investissement afin de ne pas dégrader sa capacité de désendettement. »
2e ville de France la plus endettée
Une conclusion un peu trop sobre, trop édulcorée, estime en substance la nouvelle maire socialiste Adeline Hazan, qui cache tout de même quelques réalités fort préoccupantes quand il faut désormais gérer au plus près, sans marge de manœuvre, un paquebot qui doit malgré tout avancer.
Une maire qui montre du doigt le tableau de bord laissé par son prédécesseur avec à Reims « une pression fiscale 40 fois plus élevée que la moyenne nationale, une augmentation de 15,8 % de la taxe d'habitation et de 13,3 % du foncier bâti. »
De plus, ajoute-t-elle : « La progression atypique de la dette rémoise (48 %) est la plus importante de toutes les grandes villes de France entre 2002 et 2007 ; la dette par habitant, passée à 1 804 euros fin 2008, représente quasiment le double de la moyenne constatée dans les villes de plus de 100 000 habitants (982 €) et Reims est au second rang des villes de 150 000 habitants les plus endettées. »
La Ville de Reims n'a pas été bien gérée, estime la maire, car « elle a tenté d'ajuster ses recettes au rythme de la progression de ses dépenses alors que les principes d'une bonne gestion invitent plutôt à faire l'inverse. »
Bilan : la situation de la Ville se caractérise par une trop forte pression fiscale et un recours notable à l'emprunt.
Toutes les marges de manœuvre ont été épuisées entre 2004 et 2008 et la capacité de désendettement est tout de même passée de 4,9 ans en 2003 à 9 ans en 2008, l'épargne brute ayant reculé fortement pour passer de 47,1 M€ en 2003 à 38,3 M€ en 2008.
Difficile de construire Reims 2020 sereinement quand parallèlement les plus grandes incertitudes pèsent sur les aides et compensations à venir de l'État. Autant d'éléments qui ne manqueront de rouvrir le débat lundi soir en réunion de conseil.
Alain MOYAT
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Les dernières contributions
MANSA
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05/07/2010 à 14h33
pour odettemadeleine, je ne travaille pas pour la com de Mme Hazan, (ni pour celle de l'opposition, sous réserve qu'elle existe encore à Reims) et donc l'inflation de vocabulaire n'est là que pour montrer au lecteur toute la démagogie de l'actuelle municipalité, y compris dans sa lecture très particulière du rapport de la CRC. Je partage l'avis du chevalier de la plume, d'autant qu'à l'origine, le tramway devait être sur roues, permettant des travaux beaucoup moins lours, et donc onéreux pour le rémois. Certes, ils n'auraient pas non plus été très rémunérateurs pour les "chers" décideurs.
MANSA
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05/07/2010 à 10h52
La Maire peut dire aujourd'hui ce qu'elle veut, on voit nettement que c'est sa politique sociale et d'apparat qui est aujourd'hui la cause de l'augmentation sensible des impôts, et l'on peut voir dans toutes ses actions (TEOM, TPLE et autres) que son seul projet, c'est de mettre toutes les taxes au maximal pour masquer les effets de sa politique inflationniste. Reims 2020, ce sera une ville présentoir déhumanisée, désertifiée, parce que hors de portée pour les couches modestes, celles qui auront le maximum à payer pour les dépenses somptuaires. Quant aux salaires des collaborateurs, effectivement d'un strict point juridique, il n'y a rien à dire, mais, moralement, dans un pays en crise, est-il nécessaire d'appliquer le montant maximum de toutes les primes susceptibles d'être versées ? Et y-a-t-il besoin d'autant de cadres dirigeants tant à Reims qu'à la CAR ?
odettemadeleine
04/07/2010 à 14h57
Bref, une petite ville de campagne avec des vélos, et surtout rien de nouveau ! Une ville téthargique...
"Un enfer de rails" : étonnant ! bcp de villes sont fières de leur "enfer" et sont devenues attractives depuis qu'elles connaissent cet enfer. Leurs habitants seraient-ils tous devenus fous ?
Mansa, il faut arrêter cette inflation de vocabulaire, vous devenez ridicule !
le chevalier de...
Reims
03/07/2010 à 12h11
Le plus scandaleux c'est que les gens qui ont bénéficié d'avantages indus ne les remboursent même pas, comme dans la plupart des collectivités dans ce cas ( corruption oblige) alors que ce non recouvrement constitue une faute volontaire que nous assumons tous par nos impôts locaux. Monsieur Schneiter n'a pas hésité à plonger ses concitoyens dans un fort endettement uniquement par souci de son image. Reims aurait pu être une belle ville, où il aurait été agréable de circuler en été, si elle avait été cyclable, non l'orgueil d'un homme l'a transformée en un enfer de rails que les rémois auront bien du mal à payer.