Publié le mardi 25 mai 2010 à 10H57
Une stabilité retrouvée. Mais la direction reste prudente dans l'attente d'une reprise.
La marque a permis de consolider quatre PME
Ayant repris vie depuis dix mois, la marque Brimont a permis de solidifier quatre PME rethéloises et carolomacériennes. Aujourd'hui, l'activité de Brimont est une synthèse de ce que fournissent la Simm, Arden Vérins, Arden Hydro Services, mais aussi la Sima à Charleville-Mézières.
« Ce mariage de raison a donné ses fruits en stabilisant l'activité de nos quatre usines. Cela nous a permis de nous adapter aux conditions difficiles du moment, et d'être en situation d'attente. Maintenant, il reste à espérer que la reprise se confirme ». Arnaud Surply, 41 ans, Rethélois d'origine, reste prudent quand il évoque la santé d'Arden Vérins, la Simm et Arden hydro Services, les trois PME qu'il dirige à Rethel avec la Sima (treize employés) à Charleville-Mézières.
Mais le rachat de Brimont Agraire en juillet 2009, accompagné après sa mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Sedan, a permis au mini-groupe qu'il encadre de gagner en stabilité. Un bel exemple de synergie industrielle.
Au départ, il y a Arden Vérins. Fondée en 1983 par cinq cadres dont le père de l'actuel PDG, cette entreprise de 48 salariés se spécialise dans la conception et la réalisation de vérins hydrauliques techniques. Un produit conçu en pièces unitaires comme en petites séries, qui s'inclue dans des machines industrielles destinées à tous les corps de métier. « On fait du sur-mesure et des produits particuliers qui nécessitent beaucoup d'études préalables. »
En 2007, la Simm jusqu'alors basée à Reims, est reprise pour être transférée à Rethel avec ses 34 salariés. Cette unité devient la partie complémentaire d'Arden Vérins. Finie l'automobile, elle axe son énergie sur la fabrication de machines spéciales pour l'industrie (pharmaceutique, aéronautique, impression, ferroviaire et matériels de mines). La même Simm absorbe, l'été dernier, Brimont Agraires. A savoir onze ex-employés, la marque et son marché. « L'occasion pour nous de disposer d'un produit fini dans un nouveau pan industriel : l'agriculture. Et d'utiliser tous nos moyens de production et de gestion pour sauvegarder un savoir-faire local. »
Une diversification salutaire qui permet à la Simm, à Arden Vérins et à Arden Hydro Services de compenser les effets de la crise et de se redynamiser en contribuant à la production de toute une gamme de bennes agricoles (10 à 24 tonnes), de plateaux de paille et de remorques à bananes vendus aux concessionnaires. « Par cet apport, on a pu faire travailler la globalité de notre personnel, tout en nous recentrant sur de nouvelles parts de marchés. Et faire aussi de l'entretien et du reconditionnement de bennes et de fournitures de pièces détachées pour le parc existant. On est ainsi arrivé à équilibrer nos charges. » Industriellement, les interactions entre les deux sites se sont bien opérées. Et une troisième PME, Arden Hydro Services (quatre salariés), existe aussi sur la zone de Pargny. Elle répare des vérins et fabrique des flexibles hydrauliques.
Pascal Remy




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