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Reims Métropole affiche une belle santé financière

Publié le lundi 25 juin 2012 à 08H00 - Vu 470 fois


Inexorablement, le budget ordures ménagères augmente, augmente…

Inexorablement, le budget ordures ménagères augmente, augmente…

Remi WAFFLART


Les élus vont examiner, ce soir, les comptes administratifs 2011 de Reims Métropole. Ils sont globalement bons. Un atout avant le mariage prévu en 2013 ou 2014 avec dix autres communes voisines.

ON va parler chiffres, ce soir en mairie, où les élus des six communes qui constituent Reims Métropole vont examiner les comptes administratifs 2011 de la structure intercommunale. Véritable photographie de la façon dont ont été gérés les différents budgets de Reims Métropole, qui affichent, une fois consolidés, 290 M€ en recettes de fonctionnement, 178 M€ en dépenses, dont 40 M€ d'investissement, l'examen de ces comptes est fort encourageant. Reims Métropole est en bonne santé financière. Elle a remboursé par anticipation et sans pénalité 11 M€. L'encours global de la dette atteint un montant de 109 M€ fin 2011 et si l'on y intègre un excédent de trésorerie de 47,6 M€ (1), il est ramené à 50 M€, assurant à la structure une capacité de désendettement d'un peu plus de 2 ans seulement. Une durée pour laquelle signerait des deux mains n'importe quel élu pour sa commune, la maire de Reims, Adeline Hazan, la première.
Pourtant, sans être voyant, on sait que ce soir, le débat ne tournera pas autour de cette bonne gestion qui devrait quelque part rassurer les élus des dix communes (ou un peu moins selon le résultat des recours) appelées à rejoindre Reims Métropole en 2013 ou 2014. En revanche, on risque fort de reparler de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, malgré sa baisse de 5 %, ou d'une grosse araignée de 37 tonnes baptisée Kumo !

Un budget principal de 120 M d'euros

Sensible diminution des dépenses de fonctionnement, stagnation des recettes, le budget principal est stable. En 2011, sur le budget principal, la communauté n'a pas eu recours à l'emprunt. Voici ses grandes lignes.
Dépenses de fonctionnement.- Elles ont atteint 120 M€ pour payer les personnels (25,8 M€), les attributions de compensation et dotation de solidarité communautaires reversées aux communes (51 M€ contre 45 M€ en 2010), les charges de gestion courante (31 M€ contre 38 M€ en 2010), les participations au budget transport (12,4 M€ contre 20,7 M€ en 2010), les charges financières (1,8 M€), les régularisations suite à la réorganisation des services (1 M€) etc.
Recettes de fonctionnement.- D'un montant de 156 M€, elles sont constituées, pour l'essentiel, par les impôts et taxes qui passent de 88,5 M€ à 77,5 M€ suite à la suppression de la taxe professionnelle. Une forte diminution compensée presque à l'euro près par diverses dotations et participations qui sont passées de 40,2 M€ en 2010 à 51 M€ en 2011. À cela s'ajoute aussi une somme de 25,7 M€ pour le remboursement des charges des budgets annexes (5,6 M€), une subvention de prestations de services à la gestion unifiée de services (19 M€).
Investissement.- En augmentation de 5,35 %, les dépenses d'investissements (60,8 M€) ont servi, en 2011, à financer 31 M€ au titre des emprunts et dettes assimilées, 6 M€ de subvention d'équipement dont 4 M€ de participation au budget transport au titre des travaux pluviales, 1,2 M€ pour la ligne TGV (le respect d'une promesse écrite). Reims Métropole a aussi dépensé 2,4 M€ pour des acquisitions foncières dont 1,4 M€ pour la Coulée verte, 1,9 M€ pour du matériel d'éclairage. Quant aux 17,6 M€ d'immobilisations en cours : 4,3 M€ ont été inscrits pour l'éclairage public, 4,3 M€ pour des voiries dans les Zac, 2,8 M€ pour accompagner des projets Anru, 1,9 M€ pour des travaux d'eaux pluviales, 1,5 M€ pour la Coulée verte, 802 000 € pour des voiries intercommunales, 700 000 € d'aides à la pierre.
Alain MOYAT
(1) Pour financer les travaux tram, en 2009, Reims Métropole avait emprunté 40 M d'euros. Or, en 2010, l'État avait octroyé à la collectivité une subvention de 45,3 M d'euros pour ce projet au titre du Grenelle de l'environnement. Compte tenu des conditions avantageuses de ces emprunts et de la dégradation des marchés financiers, la collectivise a décidé de consolider ces prêts en les plaçant au Trésor Public.

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Les dernières contributions


politinco

26/06/2012 à 13h08

certaines communes ne peuvent pas en dire autant !!

Marre_des_pubs

25/06/2012 à 21h05

C'est bien ça ?

Civilitas

Hic et Nunc

25/06/2012 à 15h54

Suggestion : si l'argent du contribuable est excédentaire sur ces exercices, pourquoi ne serait-il pas restitué sous forme de réduction d'impôt locaux lors des prochaines levées ? C'est une demande justifiée telle que nous l'autorise les dispositions légales.

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