Publié le mardi 22 février 2011 à 10H41 - Vu 295 fois
Alors qu'existe déjà un salon de coiffure bio à Reims, Betty Kantelberg lance son entreprise de coiffure à domicile dans les Ardennes. Angel GARCIA
Au fil du temps, Betty Kantelberg a su faire de son handicap une force. Et réussi presque à transformer un souci de santé en promotion professionnelle. Elle fait partie des 5 % de personnes qui développent des allergies graves aux produits chimiques. Notamment ceux qui composent les produits cosmétiques.
L'environnement comme fil conducteur
Une seule et même préoccupation caractérise alors son parcours professionnel : l'environnement.
Les choses avaient plutôt mal débuté. Cette Ardennaise de 36 ans a commencé sa carrière comme coiffeuse. Mais, peu à peu, elle est alertée par des réactions de peau, de type eczéma. « J'ai découvert que j'étais fortement allergique aux composants chimiques des produits utilisés pour les permanentes et les couleurs. » Les mains sont attaquées, le visage gonflé. Au point de terminer à l'hôpital et d'y demeurer quatre jours. Elle est alors licenciée pour maladie professionnelle et reconnue comme travailleur handicapé. En 1999, elle retourne sur les bancs de l'école et obtient un bac productique, puis un DUT environnement industriel. Elle entame alors une carrière dans l'industrie en tant que responsable qualité « dans de nombreuses industries ardennaises ». Devenue spécialiste des normes environnementales, elle décide après dix ans de bons et loyaux services, de revenir à ses premières amours : la coiffure. Mais cette fois-ci avec des produits naturels. « J'ai suivi une formation à Lyon auprès d'un coiffeur qui a créé avec un biologiste et un aromathérapeute des produits 100 % végétaux : les couleurs viennent donc des plantes, les sérums sont produits avec des huiles essentielles et l'argile est aussi bio. »
Installée en entreprise individuelle, Betty Kantelberg vient tout juste de débuter son activité et espère obtenir 5 à 6 clients par jour. Elle sait que le secteur est porteur et annonce que ses tarifs sont moins chers qu'en salon. « Être beau c'est bien, mais conserver des cheveux sains, c'est mieux », dit cette militante du cheveu écolo dont la prestation bio peut intéresser des personnes atteintes de problèmes de peau, d'allergie ou encore de cancer. Et même au-delà, toute personne soucieuse d'environnement. A terme, le projet de Betty est même d'ouvrir un salon de coiffure bio estampillé de la norme environnementale Iso 14 001.
Carl Hocquart
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