Publié le jeudi 22 juillet 2010 à 08H37 - Vu 77 fois
André Vincent, maire d'Hargnies, espère faire gagner du temps et de l'argent grâce à la plantation de résineux à croissance rapide.
La forêt communale d'Hargnies- la deuxième plus grande forêt des Ardennes après celle de Revin- avec ses 2 150 hectares n'est pas assez rentable. Actuellement, la vente du bois rapporte 140 000 euros dans les caisses du village, pas assez selon le nouvel édile, André Vincent. Pour augmenter la productivité de cette ressource, l'office national des forêts (ONF) et la commune viennent de lancer un chantier important. Quarante hectares de la forêt seront consacrés à la plantation de résineux à croissance rapide.
Fera son entrée dans les lieux, le sapin de Douglas originaire d'Amérique du Nord. Il ne s'agit pas vraiment d'un pin ou d'un sapin. « Il ressemble à un sapin avec ses épines mais il est très doux comme de la soie au toucher », explique M. André Vincent maire d'Hargnies. Il s'agit d'un arbre qui peut atteindre des hauteurs spectaculaires jusque 55 mètres de hauteur.
Au lieu d'attendre 80 ans pour être prêts à la commercialisation comme l'épicéa, le Douglas arrive à maturité après 50 à 60 ans. Son bois est surtout utilisé en construction.
Il est facile à travailler et est très durable. L'exploitation du Douglas qui fera gagner trente années de productivité à la commune. Le mélèze un autre résineux qui possède les mêmes qualités en plus du fait qu'il soit très beau avec ses petits cônes. Avec ce nouveau projet, le village d'Hargnies pourra doubler sa production de bois.
Périmètre profitable
« Cet aménagement forestier a été approuvé par le préfet de région en 2006, c'est maintenant la phase de mise en place », explique l'Office national des forêts (ONF). Pour l'heure, les techniciens cherchent l'endroit idéal pour cette plantation. Ils étudient la profondeur et la qualité du sol. Le but étant de trouver un périmètre qui sera profitable.
« L'idée de résineux à croissance rapide est de planter des arbres que l'on peut couper après 50 ans ou 60 ans au lieu d'attendre 80 ans. Cela rapportera beaucoup plus à la commune. On prévoit 15 mètres cubes de production par année tandis qu'avec les résineux type épicéa, la production est de 8 à 9 mètres cubes », explique André Vincent.
Le projet qui vient de commencer doit être finalisé en 2011. Actuellement, une grande partie de la forêt communale de Hargnies- 800 hectares- est dédiée à l'affouage.
Et la production est surtout axée sur de l'épicéa.
A.J
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