Publié le mardi 06 avril 2010 à 11H01 - Vu 49 fois
« Ralentissement de la baisse des chiffres d'affaires » dans l'industrie. Archives Remi WAFFLART
Pas de retour à la confiance. Des perspectives de stabilité de l'activité. Des projets investissements atones. Et une situation de l'emploi dégradée…
C'est, en résumé, le tableau économique qu'a dressé Corinne Génin, la directrice générale de la CRCI, devant les délégués consulaires de la CCI rémoise réunis en assemblée générale. Depuis 2009, les services aux entreprises ont dévissé plus tôt, tandis que le commerce de détail s'est « installé » dans la crise. Le commerce de gros, jusqu'alors plus optimiste, a perdu de sa superbe, selon le sondage de la CRCI réalisé auprès de mille quatre cents patrons. Les entreprises de travaux publics prévoient un recul de leur chiffre d'affaires en 2010. Malgré le phénomène tramway à Reims, qui continue par ailleurs de pénaliser le petit commerce.
Demandes de garanties
Pour le début d'année 2010, « la prudence reste de mise » sur les chiffres d'affaires, 32 % des dirigeants interrogés prévoyant une baisse. Ils sont aussi nombreux à pronostiquer une baisse de leur niveau de trésorerie, 7 % d'entre eux seulement prévoyant une hausse.
Face aux banques, cette situation inquiète les milieux patronaux, qui constatent des demandes de garanties relevées. « L'effet médiation a bien fonctionné » reconnaissent-ils. « Mais les bilans des entreprises, qui ne leur sont pas encore tous parvenus, risquent d'être parfois fort dégradés »…
Dans ces conditions, les investissements sont frappés du sceau de « l'attentisme » en ce premier semestre. Ce qui n'empêche pas d'entrevoir des perspectives régionales de recrutement « en légère progression ». La prudence générale reste de mise par les entrepreneurs, 29 % d'entre eux prévoyant d'embaucher au cours de ce premier semestre.
Dans l'industrie, le « ralentissement de la baisse des chiffres d'affaires » relève de la litote. Les services aux entreprises devraient connaître une stabilité de l'activité, alors que le commerce de détail assiste à un « fléchissement » qui se prolonge. Le bâtiment subit « une pression sur les marges » qui s'amplifie, au même titre que les travaux publics confrontés à la baisse de la demande.
D.H.
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