Publié le mardi 01 mars 2011 à 10H38 - Vu 61 fois
À l'origine de l'entreprise, trois personnes : F. Ciach, C. Burioni et J.-P. Sennerich.
« Nous bénéficions du retour de l'investissement après un tassement dû à la crise », explique Christophe Burioni, président de la SB2C. Implantée dans la petite commune de Brévilly, à l'est de Sedan, la jeune entreprise et ses jeunes salariés (moyenne d'âge : 40 ans) est en pleine relance.
Ardennaise, elle bouscule ses concurrents étrangers
Après avoir connu un coup de frein en 2009 avec un chiffre d'affaires de 500 000 € - « on a perdu un an avec la crise » -, le carnet de commandes s'est épaissi en 2010 avec un CA de 780 000 €. D'autant que la fine équipe (Christophe Burioni, Fabien Ciach, Jean-Pierre Sennerich) à l'origine de sa création, en avril 2006, a une fabrication de poids et de pointe à faire valoir : la machine à dresser-couper le fil. « Au début, nous avons conçu, réalisé, fabriqué, en trois mois, un prototype de cette machine qui permet de produire des grillages, tiges pour le bâtiment, accroches de gouttières ou même des aiguilles d'acuponcture, etc... »
Véritable pièce maîtresse de leur savoir-faire, SB2C est l'unique société française à proposer une telle machine, extrêmement sophistiquée, et dont le marché était occupé jusqu'alors par les Italiens et les Allemands. Après une période de rodage, SB2C, qui en exporte plus de la moitié, est désormais en capacité de produire environ quatre machines par mois. En relation étroite avec ses sous-traitants, majoritairement ardennais, qui fournissent 80 % des pièces, assemblées ensuite par ses soins, l'entreprise affine perpétuellement ses machines pour une performance optimum. « Nos machines augmentent la productivité de 40 %. » Et d'afficher dès lors leur ambition de mener au plus haut le niveau de compétence de l'entreprise. « Pour cela, il nous faut renforcer encore notre bureau d'étude… mais aussi l'atelier : pour l'instant, on est à une embauche par an. »
Le résultat est là. « On propose des machines de 30 à 40 % moins chères que les Allemands et au même prix que les Italiens mais de meilleure qualité », résument les trois fondateurs de l'entreprise, qui ont pour particularité d'être conjointement autant des hommes de bureau capables de concevoir sur ordinateur que des ouvriers d'atelier prêts à mettre la main dans le cambouis.
Une véritable montée en puissance, donc, pour cette société ardennaise forte désormais de six salariés et qui vend ses machines dans de nombreux pays du monde. Elle sera d'ailleurs très prochainement à Chicago pour promouvoir son produit.
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