Publié le mardi 23 mars 2010 à 08H56 - Vu 57 fois
Les entreprises qui sollicitent la « prestation technologique réseau » peuvent recevoir une réponse 48 heures après le dépôt de leur dossier en bonne et due forme.
RDT. Pour s'y retrouver dans le millefeuille des centres de compétence.
Pour résister à la crise qui érode les chiffres d'affaires, pour lutter contre l'internationalisation de l'économie qui envoie les usines à l'autre bout de la terre, la réponse des entreprises peut consister à innover ou à trouver des niches de production.
Mais face à cet objectif qui passe forcément par une élévation du niveau technologique, les PME et les entreprises indépendantes se sentent parfois démunies. Elles peuvent avoir le sentiment de manquer de méthode, de moyens ou, tout simplement, de temps.
C'est pourquoi le réseau de développement technologique (RDT) se propose de les accompagner dans leur effort d'étude et de recherche ou dans leur quête de partenaires et de subventions. « Il existe beaucoup de centres techniques et beaucoup d'aides publiques au service des entreprises. Mais il est difficile pour elles de s'y retrouver dans ce millefeuille de compétences et de financements. En la matière, nous sommes des facilitateurs. Nous collectons toute l'information sur les besoins des entreprises et faisons le lien avec tous les acteurs qui peuvent les aider. Notre mission est de les faire se rencontrer et travailler ensemble afin d'arriver en meute au service du développement et de l'innovation », explique Christophe Juppin, délégué RDT Champagne-Ardenne, aujourd'hui rattachée à l'agence Carinna.
Celui qui fut patron d'une usine de textile ardennaise sait que les entreprises « qui sont le nez dans le guidon » et « qui vivent dans l'urgence » ont besoin d'une grande réactivité.
Une enveloppe de 270 000 € par an
C'est pourquoi le RDT dispose d'une aide financière simple, « la prestation technologique réseau » (PTR). Elle bénéficie d'une enveloppe annuelle d'environ 270 000 €, provenant d'Oseo. Elle permet de financer entre 50 % et 80 % d'une action externe d'innovation au service d'une PME avec un plafond de 10 000 €. « A partir du moment où le dossier est complet, on peut donner une réponse à l'entreprise sous 48 heures », assure Christophe Juppin.
Quarante à cinquante entreprises de la région bénéficient chaque année d'une PTR. C'est le cas de l'entreprise Tactinéo, de Châlons-en-Champagne. L'an passé, cette start-up s'est fait financer à 80 % les frais liés au dépôt d'un premier brevet concernant une structure de maintien d'un écran tactile « multi-touch » grand format. A qui le tour ?
Julien Bouillé
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