Publié le lundi 09 mai 2011 à 07H19 - Vu 391 fois
Office de tourisme : association ou Epic ? Réponse ce matin dans la chapelle désaffectée de l'hôtel de la… Paix.
Les adhérents de l'association Office de tourisme du pays de Reims, vont-ils accepter ce matin de perdre leur indépendance au profit d'un établissement dont la ville sera majoritaire.
EST-CE pour calmer les esprits (déjà un peu apaisés heureusement) que l'assemblée générale extraordinaire de l'office de tourisme du pays de Reims va se dérouler ce matin dans la chapelle désaffectée de l'hôtel de la Paix ?
C'est un symbole en tout cas. Car aujourd'hui, au terme de deux années de guerre larvée avec la ville, le non-renouvellement du directeur de l'office Philippe Fraboni, la démission d'un président (Camille Mangin, ndlr) et une année de concubinage somme toute bon enfant entre la mairie et la nouvelle présidente Mme Corgié-Vergnaud, les adhérents sont invités à dire « si oui ou non » ils acceptent de dissoudre leur association au profit d'un Établissement public industriel et commercial (Epic) dirigé par un collège d'élus, de responsables professionnels (hôteliers, restaurateurs) et des personnes qualifiées (lire par ailleurs).
Faute d'avoir atteint le quorum lors de l'assemblée générale d'avril dernier, la décision n'avait en effet pas pu être prise (l'union du 15 avril 2011).
Rappel des faits
En mars 2008, dire que l'accession aux commandes de la ville par une équipe conduite par la socialiste Adeline Hazan a réjoui l'office de tourisme serait mentir. Longtemps présidée par l'adjointe au tourisme (RPR puis UMP) Gabrielle Nguyen, l'office, sans ostentation, certes, penchait plutôt à droite. L'adjointe y régnait en maîtresse absolue, confortée par son compagnon qui n'était autre que le député-maire Falala en personne…
Le député-maire ayant sagement cédé son mandat pour cause de maladie de Parkinson, il ne fallut pas longtemps à son successeur, le centriste Jean-Louis Schneiter pour manœuvrer en coulisses ses troupes pour rapidement jeter de la présidence de l'office son ennemie jurée. Et c'est Michel Feck, ancien adjoint aux sports qui s'est collé à la tâche. « L'association était libre, la ville n'ayant que trois postes au conseil d'administration. J'allais voir le maire régulièrement pour l'informer de notre politique en matière de tourisme. »
Sitôt le changement de municipalité (mars 2008), Michel Feck fut toutefois obligé de tenir encore les rênes de l'office du fait du départ de la directrice à Dijon. En accord avec l'office et la ville, Philippe Fraboni (par ailleurs connu pour ses attaches socialistes) qui avait exercé à Castres et à Thiers, a été nommé nouveau directeur de l'office.
Des étincelles
Le remplacement de Michel Feck dans la foulée, par Camille Mangin, qui ne cachait pas en coulisses ses attaches à l'UMP et à Catherine Vautrin allait provoquer des étincelles. Et vite les relations avec Jacques Cohen, le nouvel adjoint au tourisme ont senti la poudre. La ville qui alloue 1,3 million de subventions à l'office de tourisme était claire. On paie, donc, c'est à nous à impulser la politique touristique de l'office.
Le temps a passé. La ville a commencé par dessaisir en quelque sorte l'office de ses prérogatives en faisant réaliser à une autre association (Destination Reims), entre parenthèses pas très claire non plus, un site internet à vocation touristique. Puis vite est venue l'idée de la création d'un Epic, « plus adapté à l'époque et plus efficace », et présentant l'intérêt de rayonner sur tout le Pays rémois. Les adhérents bénévoles de l'office ont toussé.
Ils ont tout même semblé mettre un mouchoir sur leur ressentiment sous la nouvelle présidence de Mme Corgié-Vergnaud qui a succédé au démissionnaire Camille Mangin. On en est là.
Deux hypothèses
Ou une majorité d'adhérents accepte (par bulletin secret) la dissolution de l'association Office de tourisme dont les biens sont alors dévolus à l'Epic qui reprend en même temps le personnel (une trentaine de personnes) ; où il vote contre et on voit mal comment et avec quels moyens il pourrait assumer la direction d'un office, certes associatif et indépendant, mais aux mains coupées.
« Le renom de la ville ne doit pas être terni par cette modification de statut » espère un adhérent impliqué depuis des décennies à l'office.
Alain MOYAT
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Commentaires anonymes
10/05/2011 à 15h28
Cet office de tourisme était vraiment tristounet, même celui de Fismes est plus fourni en documentation.
odettemadeleine
09/05/2011 à 19h10
Peu aimable, chiche sur les renseignements et la documentation, pas tjs bien informée : vite un coup de balai ds la fourmillère trop longtemps dirigée par la toute puissante Gabrielle Nguyen, puis livrée à elle-même sans droit de regard de personne sur le budget.
C'est bien, qu'un autre bureau soit ouvert près de la gare.
Laktatjakka
09/05/2011 à 17h54
Vu l'aimabilité du personnel, on ne peut que demander du changement...
Commentaires anonymes
09/05/2011 à 17h53
Au Tréport l'office du tourisme est régie par la municipalité et je peus vous dire que ce n'est pas le "souk" comme a Reims !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Marre_des_pubs
09/05/2011 à 17h28
Il est temps de faire quelque chose avec cette structure ou le personnel n'est pas vraiment aimable ...
MANSA
ici, là ou ailleurs
09/05/2011 à 15h08
"On paie donc c'est à nous de décider": ben ce serait plutôt la définition d'une association transparente, et du délit de comptable de fait de l'argent public. Et on peut se demander comment du personnel privé peut devenir personnel de collectivité: cela ressemble beaucoup à la REMS, où la situation des salariés n'est pas encore résolu.
Commentaires anonymes
09/05/2011 à 14h07
j'espère qu'il va changer de place car pour le trouver, ce n'est pas évident. En plus il est trop petit et ne donne pas assez de brochures.
Baladin
Ni hérisson, ni paillasson, ni facho.
09/05/2011 à 13h32
Tous les offices de tourisme en France dépendent des municipalités...pourquoi cela serai différent à Reims ! une évidence de travailler ensemble et dans un même but, la ville !