Publié le mardi 28 février 2012 à 11H32 - Vu 36 fois
Devenir propriétaire de sa résidence principale est un des objectifs prioritaires des Français. Mais, du rêve à la réalité, le chemin est souvent semé d’embûches, surtout pour les plus jeunes.
Car les prix de l’immobilier sont devenus souvent inaccessibles, notamment dans les grandes villes. Avant de se lancer dans un tel projet, il est donc nécessaire de se poser quelques questions de bon sens :
1- Avez-vous déjà constitué une épargne qui vous servira d’apport personnel ? Dans la plupart des situations, non seulement c’est fortement conseillé, mais c’est même in-dis-pen-sa-ble ! Bien souvent, en réalisant un léger effort d’épargne régulier, vous pourrez en quelques années obtenir de quoi régler les frais d’acquisition, voire un peu plus pour ne pas avoir à emprunter 100 % du montant du bien.
2- Ce projet rentre-t-il dans votre budget ? En d’autres termes, pensez-vous que votre banquier pourra vous donner une réponse favorable pour votre prêt immobilier ? Et que vous pourrez durablement supporter le montant des mensualités et des charges liées à la propriété ?
3- Ce logement est-il vraiment fait pour vous ? L’immobilier est une affaire de moyen, voire de long terme. Si, par exemple, vous achetez un studio alors que vous envisagez d’avoir un enfant, ou encore si vous avez la « bougeotte », et que vous prévoyez de partir dans une autre ville ou à l’étranger, la solution de l’investissement immobilier n’est peut-être pas faite pour vous… pour l’instant ! Car il y a des frais (de notaire, d’agence) que vous ne pourrez pas récupérer à la revente.
Avant de vous lancer, le mieux est de réaliser un comparatif achat/location. Vous pouvez très aisément le faire sur notre site www.lafinancepourtous.com (calculateur acheter ou louer)
Un exemple pour mieux comprendre
Un couple achète un trois- pièces en grande banlieue dans l’Essonne.
Le prix d’acquisition, hors frais de notaire, est de 150 000 euros. La mensualité du prêt s’élève à 970 euros par mois (prêt de 150 000 euros sur 20 ans au taux de 4,75 % assurance comprise). Ce type de logement se loue environ 850 euros par mois charges comprises. L’écart entre le montant de la mensualité (970 euros) et le loyer ne semble, a priori, pas si élevé.
Mais en tant que propriétaire, ce couple devra intégrer dans ses dépenses récurrentes plusieurs éléments : les charges de copropriété pour gros travaux (l’immeuble doit être ravalé dans les prochaines années, et d’autres travaux sont en cours), la taxe foncière (estimée à 1 200 euros par an).
Dans les faits, le coût mensuel va passer de 970 à 1 170 euros, soit 320 euros de plus… Par ailleurs, le couple ne dispose plus de ses économies (20 000 euros) qui sont passées dans les frais de notaire (11 000 euros) et quelques travaux de rénovation.
Question / réponse
Qu'est-ce que le quotient familial ?
Une réforme, voire la suppression du quotient familial, est débattue depuis quelques mois. Mais que recouvre la notion de quotient familial ? L'impôt sur le revenu est un impôt progressif : plus vos revenus sont élevés et plus il en représente une part importante. Mais cette progressivité est atténuée par le quotient familial, de telle sorte que pour un même revenu, un foyer avec enfants à charge paie moins d'impôt qu'un célibataire ou qu'un couple sans enfant. Ce mécanisme consiste à diviser le revenu imposable d'un foyer fiscal par un certain nombre de parts qui tient compte de la situation familiale (marié, pacsé, parent isolé,…), du nombre d'enfants à charge et de certaines situations particulières (personnes invalides notamment). Dans un foyer fiscal, que les parents soient mariés, pacsés ou célibataires mais vivant en couple, chacun a une part et chacun de leurs deux premiers enfants à charge donne droit à une demi-part supplémentaire. Chaque enfant à charge, à partir du troisième, donne droit à une part entière. Par exemple, un couple marié avec deux enfants aura droit à 3 parts.
Une fois ce montant obtenu (revenu global divisé par le nombre de parts), est appliqué le barème de l'impôt qui jusqu'à présent était actualisé chaque année. Puis ce résultat est multiplié par le nombre de parts pour obtenir le montant total de l'impôt.
Ce mode de calcul permet de bénéficier pour chaque part de revenu des taux applicables aux premières tranches du barème et de ne pas atteindre trop vite les taux les plus élevés. L'économie d'impôt est plafonnée à 2 336 € (pour les revenus 2011 à déclarer en 2012) pour une personne à charge. Un couple avec deux enfants gagnant 40 000 € par an paiera 1 023 € d'impôts, contre 2 362 € s'il n'a pas d'enfant.
Réalisé en partenariat avec l'IEFP-La Finance pour Tous Pour en savoir plus : www.lafinancepourtous.com
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








