Publié le samedi 24 avril 2010 à 11H00 - Vu 264 fois
(De gauche à droite), Patrice Vieux, Sylvie Boudalia et le Dr Christophe François.
IL y a à peine deux semaines, la Clinique du Parc a commencé à « accueillir » ses premiers patients en « hospitalisation à domicile » ; une nouveauté dans cet établissement privé du centre-ville que les Carolos appellent encore la polyclinique. L'autorisation vient de lui être donnée pour une HAD de 25 lits.
Le principe est que, sur avis du médecin traitant ou du médecin hospitalier, le patient peut être pris en charge chez lui, à domicile, en bénéficiant des mêmes soins médicaux et paramédicaux que s'il était hospitalisé à la clinique.
C'est valable pour tout type de pathologies nécessitant un suivi médical relativement lourd (post-opératoire, post-obstétricale, soins palliatifs de fin de vie, etc, sauf la psychiatrie et les chimiothérapies). A ne pas confondre cependant avec un simple service de soins infirmiers à domicile : l'HAD reste une « hospitalisation ».
Si son histoire en France remonte au moins à plus d'un demi-siècle, c'est dans les deux dernières décennies qu'elle a pris de l'ampleur. L'argument social et humain est bien sûr important. La grande majorité des personnes estime qu'on est mieux chez soi.
« J'ai la conviction profonde que cela correspond à un vrai besoin des patients », affirme le directeur de la Clinique du Parc, Patrice Vieux, qui ajoute aussitôt que « l'HAD permet aussi de réduire la durée d'occupation de plateaux techniques qui coûtent très cher ».
Certes, l'argument économique a également un poids énorme dans le développement de l'HAD.
L'obligation de freiner l'expansion chronique des dépenses de santé est bien là. « Le prix moyen d'une journée d'hospitalisation complète est de 1.600 euros », confirme Patrice Vieux, « une journée en ambulatoire - donc sans nuitée - coûte 550 euros… et en HAD une journée revient seulement à 200 euros ».
Pas photo pour la Sécu !
Il n'y a donc pas photo pour la Sécurité sociale !
Si besoin, un lit médicalisé peut être amené chez le patient et dans tous les cas, un terminal informatique est installé chez lui ; un mini-ordinateur équipé d'une clé 3 G qui permet d'enregistrer le suivi médical en toute confidentialité, puisque l'utilisation de l'appareil est codée.
A l'autre bout de ce lien en temps réel se trouvent les deux coordonnateurs du service HAD : le Dr Christophe François et l'infirmière Sylvie Boudalia. Ce sont les deux interlocuteurs privilégiés de ce nouveau service. « Et comme la HAD est une véritable hospitalisation, le patient peut appeler le 03.24.59.18.58. sept jours sur sept et 24 heures sur 24 en cas de problème ».
Pour Patrice Vieux, il ne reste plus désormais qu'à « évangéliser » les médecins et les convaincre qu'il faut remplir ce service de 25 lits extérieurs à la Clinique du Parc.
Patrick FLASCHGO
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