Publié le jeudi 21 juin 2012 à 11H00 - Vu 226 fois
FESTIGNY (Marne) L'expérience basée sur les sons continue, et passe désormais à un autre stade sur le domaine de Michel Loriot à Festigny.
« IL est préconisé une dose de 7 minutes chaque jour pendant la période végétative, très tôt le matin pour éviter le vent. Ça ne fait pas vraiment des mélodies (ce sont des protéodies) mais c'est agréable à entendre. Cela me fait penser à la musique envoyée aux extraterrestres dans Rencontre du 3e type. », explique en souriant Michel Loriot, vigneron de la vallée du Flagot, à Festigny.
Déjà connu pour diffuser de la musique classique dans ses caves pour favoriser l'évolution de ses cuvées, le président des Vignerons indépendants de Champagne, a franchi un nouveau pas en faisant installer dernièrement dans des vignes des diffuseurs de sons selon le procédé génodique.
Il s'agit au départ d'une découverte, qui s'est présentée de manière inattendue dans le cours d'un travail de recherche en physique théorique mené depuis les années 1960 par un physicien français, Joël Sternheimer.
Découverte française
Cette découverte et l'invention à laquelle elle a donné lieu, peuvent être vues comme une sorte de prolongement donné à la tradition des chants agraires, qui existent dans différentes régions du globe et sont pratiqués en certaines saisons en fonction de l'activité agricole. Il s'agit en effet de diffuser, au voisinage de la plante, des suites de fréquences sonores d'une durée de quelques minutes, ressemblant à des musiques et qui sont appelées « protéodies ».
Elles sont susceptibles d'agir sur les êtres vivants de manière à la fois plus puissante et plus précise que les musiques habituelles. Elles n'ont en effet pas été composées par des musiciens, mais correspondent à des informations biologiques très spécifiques : il s'agit de la transposition en sons audibles de phénomènes ondulatoires qui se produisent naturellement dans la plante elle-même, lorsque celle-ci fabrique les composants qui permettent sa croissance et son équilibre (les protéines).
Du fait de cette correspondance, la diffusion d'une protéodie, spécifique de tel ou tel composant, va favoriser la production de ce composant par la plante et, par conséquent, la fonction biologique associée à ce composant.
Bien sélectionner
Et inversement, la diffusion d'une autre protéodie peut inhiber la synthèse de ce composant. Il est ainsi possible de stimuler ou, au contraire, d'inhiber des activités particulières de la plante : par exemple, augmenter l'activité des mécanismes de résistance à la sécheresse, ou réduire l'activité des agents responsables de maladies, comme les virus.
Attention, parce que les protéodies correspondent à des activités biologiques, leur action peut aller au-delà de la plante elle-même, et concerner d'autres êtres vivants. Il est vérifié régulièrement que les protéodies qui sont mises en service n'ont pas d'influences négatives avec des protéines humaines.
Par précaution, il faut tout de même mieux éviter de les écouter comme des musiques habituelles. Pendant leurs utilisations régulières, il est préférable de s'assurer de n'exposer personne à leur écoute, de manière volontaire ou involontaire.
Pour l'heure, Michel Loriot n'a implanté le dispositif que sur deux parcelles de vignes, l'une de 60 ares, l'autre de 80 ares.
« Les appareils sont prévus pour couvrir 2 ha, les plantes aux alentours vont donc en bénéficier », conclut notre vigneron.
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Les dernières contributions
politinco
23/06/2012 à 10h17
un drôle d'oiseau ce compère Loriot mais il connait la musique...et le son du champagne qui fait chanter ses bulles et toujours agréable à l'oreille !!
josseline
22/06/2012 à 22h29
alors la c est le comble du ridicule
chambouvart
triangle Reims/Chalons/Epernay
22/06/2012 à 16h31
Ce serait peut être plus efficace de jouer du violon aux clients
BARIS Dominique
CHÂLONS-en-CHAMPAGNE
22/06/2012 à 09h12 | 1
Je savais que la musique pouvait influer sur le comportement des êtres humains et autres êtres vivants,et j'ignorais que la musique agissait aussi sur les végétaux!
Je suppose que le découvreur du Champagne le Moine bénédictin des XVII° et XVIII° siécles entonnaient des cantiques mais l'histoire ne dit pas que ça influait sur la qualité du Champagne
merove
22/06/2012 à 08h03
Si celà peut faire fuir les étourneaux......si celà pouvait diminuer la saturation des pesticides dans les sols des côteaux,un grand pas pour la santé publique serait franchi.C 'est Bio .