Publié le mardi 09 mars 2010 à 11H00 - Vu 34 fois
À cause des engins de chantier, des cuvettes profondes de plusieurs centimètres se sont creusées.
PLUSIEURS cuvettes à chaque tour de roues : le boulevard Émile-Zola est devenu un véritable gruyère !
Entre la noria des poids lourds qui se rendent sur le chantier de l'internat du lycée Jean-Baptiste-Clément et les coups de dégel successifs, la chaussée s'est creusée de trous de plusieurs centimètres de profondeurs et d'ornières.
Les dégâts les plus importants apparaissent après le Leader Price : la rue s'apparente alors à une piste de brousse ou à un terrain d'entraînement de moto-cross.
Au grand dam des entreprises que dessert cette portion du boulevard : la Pantoufle Ardennaise, le garage ODA, le centre de formation sans oublier l'association La Ronde des Découvertes.
« Une paire de nos clients se sont demandés s'ils n'allaient pas faire demi-tour. Cela donne une image déplorable de la ville » s'inquiète Catherine Husson, directrice de la Pantoufle. La petite société qui exporte ses chaussons de laine jusqu'aux États-Unis, au Canada, et même sur les terres de la Charentaise, n'envisage pas encore de se recycler dans la botte, mais s'impatiente. « Même les camions commencent à faire des méandres. Il va finir par y avoir un accident » dit Claude Guillaneux, unique salarié de la PA.
Clients mécontents
Du côté du garage ODA qui emploie quatre salariés, les réflexions de la clientèle ne font plus vraiment rire Olivier Doublet : « On me demande si ce n'est pas volontaire pour augmenter les réparations d'amortisseurs ou de rotules. Et si nous payons bien la taxe professionnelle ! » Le patron du garage a même été appelé par un client qui « cherchait une rue et pas un chemin de terre. »
Après plusieurs appels téléphoniques auprès des services techniques, les deux entreprises se sont associées pour adresser au maire, le 2 mars dernier, un courrier de réclamation en recommandé et avec photos à l'appui.
Catherine Husson et Olivier Doublet qui en fin de semaine dernière n'avaient pas encore reçu de réponse, demandent des travaux d'urgence pour reboucher ces trous.
« Si rien n'est fait, la rue va devenir complètement impraticable. Et si cela continue, je vais aller installer mon garage ailleurs, mais en tout cas pas sur la commune de Sedan » fulmine Olivier Doublet qui ne cache pas « en avoir ras le bol ».
Reste que la réponse de la Ville risque de ne pas être immédiate. Pas avant en tout cas la fin du chantier de l'internat, affirme Francis Mansu adjoint aux travaux qui a découvert vendredi dernier, la lettre dans sa boîte.
Dominique BERTHÉAS
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