Publié le lundi 22 mars 2010 à 08H40 - Vu 160 fois
Ce week-end, il y avait encore des rayons faiblement ravitaillés. La situation devrait se régulariser dans les prochains jours.
Pendant plusieurs jours, les consommateurs ménéhildiens ont fait face à des rayons vides. Le chiffre d'affaire aussi a souffert.
UN chariot vide, deux chariots vides, des consommateurs qui, lorsqu'ils pénètrent dans un rayon ne cachent pas leurs déceptions, c'était la crise au super U de Sainte-Ménehould, la plus grande enseigne de distribution du secteur argonnais. Charcuterie, légumes, laitages, tout y est passé ou plutôt, tout a manqué. Certains rayons avaient pris des allures fantomatiques.
« On est en guerre ou quoi ? On ne trouve plus rien, il y a même deux personnes, tout à l'heure, qui se sont engueulées pour avoir le dernier fromage disponible » pouvait-on entendre dans les allées.
Et force est de constater qu'il y a eu un brin de paranoïa de la part des Argonnais. Les petits panneaux disposés le long des rayons peu ravitaillés n'auront pas atténué leurs colères ni leurs craintes de manquer. Certaines « mauvaises langues » ont évoqué le fait que ce problème d'approvisionnement était dû aux travaux d'agrandissement en cours sur le site et que ces panneaux n'étaient là que pour faire diversion. Il n'en était rien. Ce manque de denrées a pour origine un vaste mouvement social.
À l'est, du nouveau
En effet, les personnels de plusieurs plates-formes logistiques de Système U de l'Est de la France se sont mis en grève durant six jours. Les salariés réclamaient des augmentations de salaires qu'ils ont finalement obtenues et ont, plusieurs jours durant, totalement bloqué l'approvisionnement de 200 enseignes de la grande distribution. L'Argonne n'a pas échappé à ce blocus.
« Cela nous a fortement pénalisés. Nous avons très vite ressenti des problèmes d'approvisionnement. Nos denrées proviennent des centrales de Romilly, Saint-Vit ou Mulhouse, elles avaient toutes mis en place un blocus, un achalandage normal de l'ensemble des rayons devrait être effectif aujourd'hui ou demain (mardi, ndlr). Mais il y a 200 enseignes à ravitailler, il risque d'y avoir des petits soucis encore quelques jours » explique Alexandre Machet, directeur de l'enseigne ménéhildienne.
Sans compter les remontées de bretelles inutiles et les réflexions entendues par l'ensemble des personnels à longueur de journée. Sans compter non plus sur la perte du chiffre d'affaire de l'enseigne, certainement non négligeable. Ce week-end, cela allait déjà beaucoup mieux dans les rayons ménéhildiens.
Mais comme souvent, le malheur des uns a fait le bonheur des autres. En effet, les autres enseignes ménéhildiennes ont connu un afflux inattendu. La grève n'aurait pas qu'un côté négatif ?
Thomas DUPRAT
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