Fruits et légumes de la ferme Ruée sur les paniers

Publié le mercredi 17 février 2010 à 12H00

Si ces fruits rouges produits à la ferme vous tentent, il reste quelques jours pour s'inscrire.

Si ces fruits rouges produits à la ferme vous tentent, il reste quelques jours pour s'inscrire.

LES citadins sont fous des Amap*, il s'en crée un peu partout et leur succès n'est plus à démontrer. En général, pour avoir la chance de bénéficier de ces paniers fruits et légumes hebdomadaires, il faut se lever de bonne heure. En tout cas, s'inscrire sur liste d'attente et… espérer que quelqu'un se désiste. L'an dernier, l'Amap soissonnaise du Vert solidaire avait dû faire patienter certains adhérents jusqu'au milieu de saison, profitant d'un surplus de production.
À Soissons, il existe désormais un second réseau Amap, celui de la Confédération syndicale des familles (CSF). À trois mois du lancement de la saison, sachez qu'il reste encore des places, fait assez rare pour le souligner. Au Vert Solidaire, ce sera difficile, mais pas impossible. Si la productrice, Anne Daudré, de Noyant-et-Aconin, peut produire davantage (cinquante paniers par semaine l'an dernier), les quinze personnes sur liste d'attente pourront être satisfaites, il restera peut-être même quelques places. « Ça marche très bien, nous allons essayer de faire plus de petits paniers pour contenter tout le monde », annonce Bernadette Thery, la présidente.
Par l'intermédiaire de la CSF, il reste une dizaine de paniers à saisir, grâce à d'anciens adhérents qui ne se sont pas manifestés.
Il faudra faire vite, car l'association ne prendra les inscriptions que jusqu'au 1er mars.
La CSF avait lancé les paniers légumes l'an dernier avec la ferme Philbert, de Nampteuil-sous-Muret. « Ça a tellement bien marché que les cultivateurs ont décidé de prendre le statut Amap, explique Monique Vardon, la présidente. Les gens veulent de nouveau manger sainement et découvrir des produits qu'on ne trouve pas dans le commerce. »
La saison démarrera fin mai/début juin pour le Vert Solidaire, le 20 mai pour la CSF. En général, elle se termine vers le mois de novembre. Pour les cultivateurs, c'est une vente hebdomadaire assurée (les paniers sont payés d'avance). « Ce qui leur permet d'avoir un apport pour les cultures », précise Bernadette Thery.
Souvent, et c'est le cas avec l'Amap de la CSF, les adhérents vont donner un coup de main à la ferme. « Nous allons bientôt faire les plannings pour le ramassage des légumes et la distribution, à tour de rôle », indique Monique Vardon.
Le principe même d'une Amap : faire participer les adhérents, qu'on appelle d'ailleurs des consom'acteurs.
De la même façon, on ne sait jamais ce que l'on aura dans le panier. « On n'est pas au supermarché ! » sourit Monique Vardon. Quant à l'agriculteur, il peut être amené à organiser des animations : visites à la ferme, recettes de cuisine.
Dans les Amap, on cultive aussi certaines valeurs, celles des bons produits, de saison et sans pesticides.
Isabelle BERNARD
*Association pour le maintien de l'agriculture paysanne.

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