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European Target Industry (ETI) met la clef sous la porte

Publié le lundi 08 août 2011 à 11H00 - Vu 136 fois



SERMAIZE-LES-BAINS (Marne) Depuis plusieurs années, la société ETI ne communique plus ses comptes. Elle n'a pas non plus déposé son bilan. Le parquet de Châlons a été saisi.

A Sermaize-les-Bains, la fermeture de l'usine de fabrication de cibles artificielles pour ball-trap devient « l'affaire ETI » (European Target Industry).
L'avocat vitryat, Christophe Guyot, vient de saisir le procureur de la République de Châlons. Il a relevé plusieurs infractions. « Depuis plusieurs années, la SARL ne dépose plus ses comptes alors que c'est une obligation légale notamment pour les sociétés commerciales, explique-t-il. Par ailleurs, si une entreprise connaît des difficultés économiques, elle devrait déposer son bilan. Ça n'a pas été fait alors que c'est une obligation, elle aussi, légale ».


Selon le tribunal de commerce d'Antibes, une procédure de redressement judiciaire avait été ouverte le 19 août 1996 à l'encontre de European Target Industry implantée le long de la route d'Alliancelles. Le 19 septembre 1997, un plan de redressement par voie de continuation avait été arrêté. Le 5 novembre 2010, il prenait fin, toutes les créances ayant été payées et soldées. Dès lors, ETI ne faisait l'objet d'aucune procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Le groupe Laporte, dont elle dépend, a même été choisi comme fournisseur exclusif des Jeux Olympiques de Londres 2012… (lire L'Union du 3 août dernier).


« Des salariés jamais remplacés »


L'avocat Christophe Guyot estime que le gérant Jean-Michel Laporte chercherait depuis plusieurs années à « délocaliser » sa production à Bottesford en Angleterre où il possède une autre usine de fabrication de cibles artificielles pour ball-trap.
Une dizaine de salariés ont été licenciés au fil du temps. Des salariés que cet avocat vitryat a défendus. « Certains ont été mis à la porte pour faute grave ; d'autres, pour motif économique, indique-t-il. Toute la palette de licenciements a été utilisée ». Le conseil de prud'hommes et la cour d'appel de Reims, à chaque fois qu'elle a été saisie, ont « dénué de causes réelles et sérieuses » tous ces licenciements. « Ces salariés n'ont jamais été remplacés », souligne-t-il.


Aujourd'hui, il ne reste plus que 8 employés. Cinq d'entre eux se sont vus proposer jeudi matin par le gérant un « étalement des indemnités de licenciement » sur six mois dans un premier temps, puis sur cinq. Ils ont jusqu'à aujourd'hui lundi pour donner leur réponse. « On a du mal à comprendre ce qui se passe, avoue la responsable du site, Geneviève Sheppard, 59 ans, qui a travaillé 30 ans dans cette usine. Est-ce que l'on va vraiment être payé ? »
Aujourd'hui, les camions chargeront les dernières marchandises. Que deviendra l'outil de production qui a été modernisé ces trois dernières années ?
Où sera-t-il transféré ? Une question qui reste sur toutes les lèvres.
 

Stéphanie GRUSS
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BIKER

Région EPERNAY

08/08/2011 à 12h32

Et ça continue ces patrons voyoux!!

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