Publié le dimanche 27 juin 2010 à 10H00 - Vu 64 fois
Dominique Consille, directrice départementale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi.
«Différents signaux positifs montrent que ça va mieux. Les carnets de commandes se garnissent à nouveau. On dénombre beaucoup moins de moratoires sociaux et fiscaux, le taux de chômage est retombé à 12 % et des intérimaires sont réembauchés ».
Lors de son traditionnel point-presse trimestriel précédant les vacances, le préfet Jean-François Savy a fait, entre autres, le point sur la situation économique et sociale du département.
La crise pointée dans les Ardennes dès novembre 2008 et qui fut symbolisée à l'époque par les difficultés connues par Unilin, une des premières entreprises touchées, est-elle en train de s'amenuiser ? C'est ce que pense Jean-François Savy, même s'il reconnaît que des dossiers comme Raguet à Monthermé et Bogny-sur-Meuse et Oxame à Revin restent très sensibles.
« Ça occupe beaucoup de notre temps. » Il a rappelé ce qu'il martèle déjà depuis des mois : « Dans les Ardennes, on peut se féliciter d'avoir privilégié le maintien des emplois aux dépens des plans sociaux et des probables fermetures de PME. Sinon, où en serait-on ? »
« On ne peut bas bouder ce résultat »
Selon le préfet, « La casse sociale a dont pu être atténuée grâce aux moyens mobilisés pour accompagner les entreprises en sous-activité ». Et notamment un volume de chômage partiel comme il n'avait jamais été enregistré jusqu'alors dans le département (6.487.059 heures indemnisées en 2009, et 1.961.539 heures depuis début 2010).
Les mesures prises pour amoindrir le choc et éviter les licenciements économiques ont eu un coût. Les services de l'Etat l'évaluent à 9,7 millions d'euros.
A cela, il faut ajouter les moratoires sociaux et fiscaux, les médiations du Crédit (113 dossiers pris en charge et 49 traités avec une issue positive) et l'action d'Oseo qui a garanti les risques bancaires et apporté 46.531.000 euros d'aides pour consolider 95 PME et 5.032 emplois.
« Ce dispositif a évité l'aggravation de la détérioration et, aujourd'hui, on ne peut pas bouder le résultat. Cette conjugaison de moyens a contribué à ce que des moments difficiles se passent le moins mal possible ».
Le préfet et Dominique Consillle, directrice du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, ont donc relevé les principaux signes (enfin) positifs. A savoir : un indice de chômage ramené à la baisse (12 %), une moindre perte d'emplois que dans les départements voisins de l'Aisne et de la Marne, une baisse du nombre d'inscrits à Pôle emploi (- 1,6 % d'avril 2009 à avril 2010) et un recours, à nouveau, à la hausse aux intérimaires.
« Une amélioration notoire. Et j'espère qu'il y aura encore un peu plus de visibilité à la rentrée. Croisons les doigts pour cela », a conclu Jean-François Savy.
Même si cela reste tout de même fragile. 171 licenciements ont encore été recensés depuis le début de l'année. Et, en avril, 13.525 demandeurs d'emploi n'ayant exercé aucune activité au cours de mois et 5.866 ayant exercé une activité réduite étaient encore dénombrés.
Pascal REMY
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