Publié le mercredi 07 juillet 2010 à 08H25 - Vu 197 fois
Quatre anciens salariés de la MIG ont déjà été embauchés par la société des Alliages ardennais.
GIVET (Ardennes). Bonne nouvelle : deux sociétés - les Alliages ardennais et la Fumacienne de mécanique - viennent d'être créées sur le territoire.
« ON est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, mais on a fini par y arriver ». Jacky Cauchy, le « papa » des tout nouveaux Alliages ardennais (5 emplois créés) peut respirer. Comme la Fumacienne de mécanique à Fumay (10 postes sauvegardés et 15 autres évoqués), son entreprise est finalement parvenue à voir le jour. Pour de bon. « C'est bien sûr une excellente nouvelle pour la Pointe », se félicite le vice-président de la communauté de communes, Marcel Vigneron,
Une vraie belle éclaircie sur le front tout gris de l'emploi. « Vu la conjoncture actuelle, même un demi-poste, c'est déjà quelque chose de bien, alors cinq d'un coup, c'est gigantesque », note le conseiller général Boris Ravignon. Petite génèse d'une réussite pas forcément annoncée, bâtie sur les cendres encore brûlantes de deux « couacs » sociaux douloureux.
Les Alliages ardennais.- Entre 2006 et 2009, le ciel est progressivement tombé sur la tête des dix-sept salariés de la MIG (Metal industriel de Givet). La société a d'abord été déclarée en cessation de paiement (fin 2008), avant de déposer le bilan (en mars 2009), et d'être placée en liquidation judiciaire (novembre 2009). Tout le personnel s'est alors retrouvé à la rue.
Dans ce contexte, plusieurs projets de reprise se sont succédé, dont celui porté par Jacky Cauchy, directeur de la MIG jusqu'en 2007, et Corinne Brillard, comptable licenciée en 2009. Ils ont tous deux souhaité redresser une partie de la défunte entreprise à travers la création d'une nouvelle structure, les Alliages ardennais.
Née en mars, cette dernière se concentre actuellement sur l'activité de transformation, avant d'envisager la reprise de la production. Et les débuts sont encourageants. Ici, on ne résonne pas (encore ?) en chiffre d'affaires, mais en tonnage : « On a vendu 5 t en mai, 10 en juin et on devrait flirter avec les 14 t en juillet », assure Jacky Cauchy.
Quatre anciens salariés de la MIG ont d'ores et déjà été embauchés. D'autres pourraient suivre.
La Fumacienne de mécanique (FuMéca).- Son destin est étroitement lié à celui de la société Godart (100 salariés), basée à Fumay et qui produit des composants tubulaires pour la circulation des fluides dans le moteur des véhicules.
Touchée par la crise, l'entreprise avait dû licencier 26 personnes en mars 2009. Or, avec WTX (le groupe auquel elle appartient), elle se fournit régulièrement en pièces de rechange, outillage et pièces détachées auprès de sous-traitants (à hauteur d'environ 7 millions d'euros par an).
Le projet - né l'an passé au moment du fameux plan social (PSE) - a, dès lors, consisté à créer une unité spécifique (FuMéca), chargée de travailler sur ces activités périphériques de manière artisanale. « Comme convenu dans le PSE, ça a permis de sauver 10 emplois qui étaient menacés chez Godart », explique Jean-Michel Coutellier, le directeur de Godart SA.
Et ce n'est peut-être pas fini : « des possibilités d'embauches existent, précise celui qui est aussi DRH du groupe WTX. Si elles se confirment, et si les compétences des salariés le permettent, on les proposera en priorité à ceux qui ont été licenciés l'an dernier ».
Pour ces employés durement touchés, la roue est peut-être en train de tourner. Tout doucement…
Aurélien AVIGLIANO
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