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Confusion sexuelle / La « Rak attitude »

Publié le jeudi 19 avril 2012 à 11H00 - Vu 454 fois


La pose des Raks s'est déroulée le vendredi 13 avril.

La pose des Raks s'est déroulée le vendredi 13 avril.


OGER (Marne) Pour le respect de l'environnement, les viticulteurs d'Oger, du Mesnil et de Villeneuve n'ont pas peur de montrer l'exemple. Place aux Raks !

«CHEZ nous, cette période se déroule dans une ambiance quasi aussi festive et conviviale que les vendanges », avoue Pascal Launois, maire du Mesnil-sur-Oger et viticulteur.
Depuis les années 1990, le principe de la confusion sexuelle a fait beaucoup de chemin, à l'image de ce qui se passe dans plusieurs villages de la Côte des blancs.

93 % du secteur
La pose des diffuseurs a eu lieu pour une grande majorité, le vendredi 13 avril, avec un peu plus de 260 participants. Et la coopérative des Grappes d'Or à Oger a prêté ses locaux pour l'occasion.
Quelques secteurs avaient été parcourus durant la semaine par le lycée viticole, ainsi que les équipes de Veuve Clicquot et Moët et Chandon.
« Les villages d'Oger, Mesnil, et Villeneuve, comptabilisent à eux trois, 880 ha de vignes. Sur ces 880 ha de vignes nous avons couvert environ 820 ha, soit un peu plus de 93 % de la superficie viticole de ces secteurs », explique Vincent Bauchet, vigneron.
« Nous sommes restés, cette année, principalement en Rak 1 (Cochylis), pour une superficie d'environ 770 ha, mais nous avons également couvert environ 50 ha en Rak 1+2 (Cochylis + Eudémis) sur des secteurs plus sensibles. »
Bon nombre de viticulteurs tentent d'être visionnaires par rapport aux nouvelles techniques, et surtout de ne pas rester sur leurs acquis. « Il faut savoir évoluer avec la modernité, tout en respectant la tradition de notre profession », insiste Pascal Launois. « De plus, nous vendons un produit final, de luxe, qui correspond à des clients connaisseurs posant des questions précises et « écologiques ». Nos produits phytosanitaires ne doivent plus rentrer dans la composition de nos bulles par leurs résidus et l'exagération des passages de traitements des vignes. »

« Montrer l'exemple »
Et le viticulteur de poursuivre : « Notre métier est devenu très technique, et il faut savoir mettre de notre côté tous les atouts : la météo, la végétation et aussi la fréquence de la maladie… La vigne existe depuis plus de 2 000 ans, le monde a toujours bu du vin, avant la protection par pesticides. Malheureusement, on vise trop souvent la « grosse » vendange, le rendement, sans se soucier réellement du besoin potentiel de la Champagne et de la longévité de la vigne.»
Les viticulteurs du secteur sont persuadés du bienfait de la mise en place des racks, ce qui limite le passage des tracteurs dans les routes de vigne et le tassement de la terre.
« C'est un effort qui peut s'additionner à l'enherbement des fourrières (ou des vignes) limitant ainsi l'érosion et le désherbage (encore des résidus dans la nappe phréatique). Nous avons su nous regrouper il y a 75 ans, pour travailler ensemble et créer des coopératives. Aujourd'hui faisons comme nos arrière-grands-parents en montrant l'exemple, dans un même élan de solidarité pour couvrir l'ensemble du terroir mesnilois. Tôt ou tard, les molécules les plus dangereuses disparaissent, alors prenons de l'avance. »
En tant que maire, Pascal Launois s'interroge même sur la création d'une zone sans insecticide et poison autour du village.
A suivre !

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Les dernières contributions


Commentaires anonymes

22/04/2012 à 18h14

Gare au priapisme ou à la débandade du vigneron champenois.

lavigne51

Entre Cuis et Vertus

22/04/2012 à 13h24

Vouloir faire une zone sans insecticide est une bonne chose, mais il faut savoir que les racks dégagent des hormones dans la nature !

peut être

22/04/2012 à 12h13

A trucmuch: elle est bonne celle là, j'adore votre humour.
je vous recommande.

Commentaires anonymes

21/04/2012 à 11h41 | 1

et l'avis des ingénieurs du CIVC ?

Commentaires anonymes

21/04/2012 à 11h30

Existe-t-il des études sérieuses sur les effets à long terme sur l'homme et en particulier pour ceux qui bossent à proximité ?
La profession soucieuse de protéger l'environnement n'est-elle pas manipulée par un groue industriel de la chimie ?
les chemins de l'enfer sont parfois pavés des meilleurs intentions.

peut être

21/04/2012 à 11h22

Cela fait plus de 25 ans que cette méthode est pratiquée en France.
On en connait les effets : nuls ou quasi sur l'objectif voulu et catastrophique sur le reste des insectes, ils se confondent tous.
Effets secondaires sur les prédateurs (oiseaux et autres insectes).
Aucun résultat concernant les effets sur l'homme, et pourtant, que de précautions faut-il prendre...
Bref Allemagne ou France, le lobby des producteurs phytosanitaire nous sert de la soupe...

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

20/04/2012 à 20h21

Ca fait 20 ans que cette méthode est pratiquée en Allemagne ! A ce que je sache, les allemand sont plus vert que nous !

Commentaires anonymes

20/04/2012 à 18h39

Expérimentation certes... Et méfiance auss. il faut du temps pour bien mesurer les impacts sur la nature et rester vigilant pour la santé des plantes et des humains.

peut être

20/04/2012 à 12h15

Bien! polluons dans la gaité!
Trop n'ont toujours pas compris que, quel que soit le traitement, répétitif ou permanent comme les Raks, il contribue à une sélection non naturelle augmentant les fléaux.
Moins il y aura de traitements contre les insectes, plus il y aura de prédateurs qui les combattrons.

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

19/04/2012 à 21h58

Dommage que se ne soit pas obligatoire !

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