Publié le mardi 25 mai 2010 à 10H17 - Vu 87 fois
« Trop tôt » repousse Bernard Mary, qui travaille encore à la direction nationale du Crédit Agricole. «J’y verrai plus clair au début du deuxième semestre. » Or, la réforme des réseaux consulaires, dont le projet de loi passe devant le Sénat en juin, est déjà sur toutes les lèvres des candidats pressentis. La régionalisation des CCI supposera une organisation nouvelle en réseaux, avec des services mutualisés, et une meilleure efficacité au service des entreprises, avec moins de moyens financiers. Ce qui supposera de sérieuses économies d’échelle… Un vrai défi, qui ne semble pas rebuter les premiers noms de candidats qui s’avancent, encore masqués. Par prudence, avant de connaître l’exact contenu de la réforme, et les alliances sur lesquelles tisser leurs appuis. Les organisations patronales, le poids du vignoble en Champagne, la métallurgie, les chefs d’entreprise eux-mêmes ne manqueront pas de peser dans ces choix.
Des élections convoitées sur le fond d'une réforme déjà critiquée
Une fois n’est pas coutume, ces élections consulaires suscitent donc déjà, dans la région, des passions dignes d’enjeux politiques. Au point d’éclipser le contenu même d’une réforme attendue. Mais déjà critiquée pour ne pas aller assez loin. Certains auraient voulu que la régionalisation condamne le maintien de deux CCI territoriales dans un même département. D’autres craignent l’hégémonisme de chambres métropolitaines. Une chose est sûre, la chambre régionale sera demain un interlocuteur de poids, qui pèsera davantage dans les orientations économiques et stratégiques.
Dossier Dominique Herbemont
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