Publié le lundi 13 février 2012 à 09H56 - Vu 664 fois
Le centre culturel Leclerc était censé redynamiser la GHV, mais comme d'autres, l'enseigne y laisse des plumes.
CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Malgré un changement de cellule et une surface de vente réduite de moitié, le couperet vient de tomber. Le centre culturel Leclerc de la GHV tirera définitivement le rideau à la mi-mars. L'issue était prévisible dans une galerie qui vivote…
«QU'EST-CE que je vais faire ? Ranger des paquets de croquettes pour chiens dans les rayons de Fagnières ? ».
Même si le ton se veut plaisantin, le cœur n'y est plus chez ce salarié du centre culturel Leclerc, surface commerciale dont la fermeture est aujourd'hui confirmée pour la mi-mars. Locomotive censée redynamiser la GHV (Galerie de l'hôtel de ville), l'enseigne spécialisée en librairie et disques avait connu des moments difficiles. Mais Michel Gobillot, patron de Leclerc (que nous n'avons pu joindre ce week-end) n'étant pas du style à baisser les bras, une nouvelle expérience avait alors été tentée.
A l'origine, le mastodonte de 1 300 m2, bien agencé et réputé pour son choix, enregistrait un ratio chiffre d'affaires-surface de vente insuffisant, un recentrage sur le cœur de métier (livres, disques, presse, papeterie, vidéo et non plus informatique, appareils photos…) s'avérait nécessaire. En juin dernier, annonce était faite d'un déménagement dans une cellule moitié moins grande de la GHV. Si tout était réuni sur le papier et tous les contrôles nécessaires opérés, hélas la mayonnaise n'a pas pris.
Le chiffre d'affaires attendu dans cette plus petite surface n'est pas au rendez-vous, le bail s'arrête en avril et une dizaine de salariés (qui doivent être réunis prochainement) se posent bien des questions quant à leur avenir.
Missive au maire
« Y aura-t-il PSE ? Serons-nous reclassés dans d'autres rayons de Leclerc alors que nous sommes spécialistes en produits culturels ? », s'inquiètent plusieurs vendeurs, le moral au plus bas.
Aussi, les politiques s'en mêlent, Alain Goze en tête. Le conseiller municipal d'opposition vient effectivement d'envoyer copie d' un courrier à tous les salariés, courrier dans lequel il tire la sonnette d'alarme en interpellant le maire de Châlons afin que ce dernier réagisse, et vite…
« Je n'oublie pas qu'à l'origine, vous vous êtes fortement impliqué pour faire venir l'entreprise Leclerc au sein de la galerie commerciale et que vous avez pesé de votre poids politique auprès de M. Gobillot pour qu'il accède à votre demande et à celle d'Altaréa, propriétaire de la galerie commerciale », insiste Alain Goze.
Un élu insistant
Il estime qu'à l'époque, Leclerc n'avait pas prévu d'installer un espace culturel qui existait déjà à Fagnières : « M. Gobillot avait alors accédé à votre demande ». Bien que la Ville n'ait pas à s'immiscer dans les affaires privées de cette entreprise, Alain Goze souhaite vivement que BBB fasse preuve du même poids politique auprès de Michel Gobillot « pour qu'aucun des employés ne soit licencié et que tous puissent retrouver un emploi stable ». Pour conclure, l'élu de la Nouvelle Force pense que BBB ne sera pas insensible à sa demande, dans le contexte de crise que traverse le pays, « et particulièrement Châlons dont le taux de chômage est en augmentation ».
David ZANGA
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