Publié le mardi 11 mai 2010 à 08H57 - Vu 55 fois
L'unité traitera le dioxyde de carbone issu de la fermentation de betteraves.
Implantation. L'investissement s'élève à 13 millions d'euros
L'investissement est conséquent : 13 millions d'euros. Mais l'unité de valorisation de dioxyde de carbone de Pomacle (Marne) ne créera que cinq emplois. « C'est un procédé très automatisé », explique-t-on chez Air Liquide. Ce groupe, qui est leader mondial des gaz pour l'industrie, la santé et l'environnement, met en service une autre unité cette année à Rozenburg, aux Pays-Bas. Il s'agit de répondre à une croissance de 3 % par an, de la demande européenne en dioxyde de carbone industriel et alimentaire.
La construction de l'unité de Pomacle s'achève. Classée ICRE pour la protection de l'environnement, elle entrera en service en septembre prochain, pour une production annuelle de 120 000 tonnes. Installée sur le site de Cristanol, elle traitera le dioxyde de carbone issu, principalement, de la fermentation de betteraves. Ce gaz brut est généré par les procédés de fabrication d'engrais et de bioéthanol. Il est ensuite capté et acheminé, par canalisation, dans une unité de valorisation.
Mise en service en septembre sur le site de Cristanol
Le procédé s'opère en cinq étapes : la compression des émissions de dioxyde (20 bar), l'épuration par charbon actif (ou tour de lavage), le refroidissement avec un échangeur, le séchage, et la liquéfaction.
Atout environnemental, le gaz produit est expédié par le rail, un train de 14 wagons représentant l'équivalent de 40 semi-remorques.
Incolore, inodore, non-inflammable, et plus lourd que l'air, le dioxyde de carbone connaît de multiples usages. Dans l'agro-alimentaire, il fait pétiller les boissons, apporte du froid et conserve les aliments. On l'utilise dans le traitement de l'eau potable et des effluents industriels.
Dominique Herbemont
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