Publié le jeudi 21 octobre 2010 à 07H46 - Vu 653 fois
Le site agro-industriel et de recherche de Bazancourt-Pomacle. Si Agro-Paris-Tech veut s'y installer, c'est parce qu'il est devenu « une vraie référence nationale voire internationale » selon Jacques Meyer.
REIMS (Marne). L'école supérieure spécialisée dans le domaine agricole souhaite créer une antenne sur le site agro-industriel de Reims-Bazancourt.
APRÈS Sciences-po, après Centrale, une nouvelle école supérieure parisienne devrait débarquer sur le bassin rémois : Agro-Paris-Tech, spécialisée dans le domaine agronomique, souhaite en effet installer une antenne sur le site de Bazancourt-Pomacle.
« Pour former des ingénieurs dans le domaine des agro-ressources non alimentaires, indique Jacques Meyer, qui en tant que conseiller régional, en a rencontré une délégation au printemps dernier. Ils veulent profiter de la présence d'ARD (Agro-industries Recherche et Développement, entreprise privée de recherches, NDLR), de Centrale (quelques doctorants de cette école étudient déjà sur place depuis cette rentrée, dans les locaux d'ARD précisément). Cela signifie que le pôle rémois devient une référence nationale, voire internationale, dans ce domaine précis des débouchés non alimentaires de l'agriculture ! » Si ce n'est pas une bonne nouvelle ça ?
A Reims même ?
Reims en tant que telle pourrait même être directement impliquée dans cette arrivée des Agroparisiens, car s'il est question que leurs doctorants, comme ceux de Centrale, travaillent à Bazancourt-Pomacle, en revanche il n'est pas impossible que les élèves des années inférieures, eux, suivent leurs cours dans la cité des Sacres. Pour l'instant, rien n'est fixé à cet égard, les trois collectivités locales concernées (ville de Reims, département, région) n'en sont qu'au stade des négociations pour déterminer combien chacun mettra au pot. « Sur le principe, ces trois collectivités sont d'accord pour financer, comme pour la venue de Sciences-po, précise M. Meyer, la seule condition étant qu'Agro-Paris-Tech travaille en collaboration avec l'université locale, l'Urca à Reims, ou l'UTT (université de technologie de Troyes) à Troyes, ou encore l'école des arts et métiers à Châlons. » Une condition qui ne semblerait poser aucun problème aux solliciteurs.
Les choses pourraient même avancer vite : « Un accord entre nos trois collectivités devrait être trouvé d'ici la fin de l'année, estime M. Meyer, de façon à ce que le processus puisse être lancé en 2011, avec peut-être un début de concrétisation dès la rentrée universitaire 2011 avec l'accueil de quelques doctorants, à l'image de ce qui s'est passé avec Centrale. » A terme, cela pourrait représenter des effectifs de 100 à 150 élèves ingénieurs, répartis sur trois années de scolarité. Après Sciences-po, après Centrale, après Agro-Paris-Tech, à qui le tour ?
Antoine PARDESSUS
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Les dernières contributions
Marre_des_pubs
21/10/2010 à 21h10
Le bassin remois dispose d'un pôle universitaire intéressant, dommage qu'on ne puisse pas sédentariser tous ces étudiants faute d'emplois...