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Zoom sur les frais de l’épargne

Publié le mardi 30 novembre 2010 à 12H02 - Vu 113 fois



Sicav, Fonds communs de placement, contrat d’assurance vie,… La plupart des produits d’investissement commercialisés en France comportent des frais. La fiscalité des revenus et des plus-values a également un impact. Tous ces coûts viennent grever le rendement final.

Les frais liés aux placements
Les plus connus sont les frais d’entrée, également appelés parfois frais de chargement ou de souscription. Ils s’appliquent sur les capitaux versés.
Ils sont donc à ne pas négliger car plus ils sont élevés, moins la somme réellement investie est importante. Par exemple, s’ils s’élèvent à 5 %, seulement 95 € sur une mise initiale de 100 € seront placés.
Ces frais sont de plus en plus négociables, voire supprimables ! Par exemple, la grande majorité des produits commercialisés sur internet ne supporte aucun frais d’entrée.
Les frais de gestion annuels, qui rémunèrent le gérant et la société de gestion pour leur travail, sont moins apparents. En effet, la performance des FCP et des Sicav, par exemple, est toujours affichée nette de frais de gestion.
Ils représentent en moyenne entre 1,5 % et 2,5 % par an. Tous ces coûts sont indiqués dans le prospectus du fonds, disponible sur le site de l’Autorité des Marchés Financiers : www.amf-france.org.
Au-delà, il est également possible d’avoir à acquitter des frais d’arbitrage, dans les contrats d’assurance vie multisupports, lorsque l’investisseur décide de déplacer une partie de son épargne, par exemple du fonds en euros vers un support investi en actions. Ce coût varie de 0 à 1 % des capitaux transférés selon les contrats.

Une fiscalité qui peut peser lourd !

La fiscalité (impôts, taxes, contributions sociales) pèse également sur la rentabilité des placements.
Exception faite de certains produits d’épargne réglementés (Livrets A, jeunes, LDD, LEP,…), la grande majorité des placements subit l’impôt sur les revenus. Ici, le contribuable a le choix entre deux types d’imposition : le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) qui s’établit à 18 % sur les placements financiers, ou l’imposition dite « au barème », c’est-à-dire que les gains sont ajoutés aux revenus globaux lors de la déclaration d’impôt.
A cela s’ajoutent, ensuite, les prélèvements sociaux, lesquels s’élèvent actuellement à 12,1 %… Les plus-values boursières sont quant à elles taxées dès que le montant des cessions dépasse 25 830 euros en 2010…
Attention ! En 2011, ce seuil devrait être supprimé et les gains supporter l’impôt au premier euro, comme c’est déjà le cas pour les prélèvements sociaux… Sans compter que lesdits prélèvements sociaux devraient grimper à 19 %.
De fait, avec des frais d’entrée et une fiscalité de plus en plus lourde, le rendement net d’un produit d’épargne peut être facilement divisé par deux ! Une raison de plus de négocier au mieux ce qui peut l’être, notamment les frais d’entrée.

Question/ Réponse

Je souhaite aider financièrement une personne en difficulté mais porteuse d'un projet professionnel : à qui m'adresser ?
Si vous souhaitez financer directement un projet bien précis, des plateformes de microcrédits solidaires existent en France mais, pour l'instant, seulement pour aider des personnes à l'étranger. Ainsi Babyloan et Xetic vous offrent la possibilité de choisir les projets à financer en fonction des pays (en Amérique Latine, en Asie ou en Afrique), du sexe de la personne, et du secteur. Votre argent transite par une institution de micro-finance qui se charge de le prêter à la personne qui en a besoin localement et d'accompagner celle-ci dans son projet et dans le remboursement du prêt.
Si vous souhaitez que votre aide soit utilisée en France, vous ne pouvez pas, pour le moment, mettre un nom et un projet en face de votre contribution. Vous devrez faire un don à un organisme de microcrédit. Ce type de financement est accordé à des personnes exclues du crédit bancaire dont les capacités de remboursement sont pourtant jugées suffisantes. Le soutien apporté aux personnes porteuses d'un projet est réalisé à travers le micro-crédit professionnel, conçu pour favoriser la création d'entreprise par des personnes en difficulté. Le montant moyen des micro-crédits professionnels accordés en France est de 5 000 euros pour une durée de deux ans à trois ans. Le micro-crédit personnel (ou social) favorise, lui, l'insertion sociale et professionnelle de particuliers démunis en soutenant des projets personnels, tels que l'achat d'un véhicule pour pouvoir se rendre à son travail. Il ne peut excéder 3 000 euros.
Suite à la loi portant réforme du crédit à la consommation, adoptée le 21 juin 2010, les particuliers français vont bientôt pouvoir aider des projets précis en France.
 

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