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Virax annonce la suppression de vingt emplois

Publié le jeudi 07 mai 2009 à 01H00 - Vu 51 fois


Les salariés de Virax ont appris officiellement hier la suppression de vingt postes sur le site sparnacien.

Les salariés de Virax ont appris officiellement hier la suppression de vingt postes sur le site sparnacien.

julienne guihard-augendre


LEURS visages restent figés. Il n'est pas 14 heures hier lorsque quelques dizaines de salariés se rassemblent devant le site de l'entreprise Virax, à Épernay. Sans manifester aucune surprise, ils écoutent leurs représentants confirmer ce qui n'était jusqu'ici que des « bruits de couloirs ». Mais cette fois, la nouvelle a pris un caractère officiel. Au total, ce sont donc vingt postes qui seront supprimés chez Virax, l'entreprise spécialisée dans l'outillage pour le sanitaire, le chauffage ou encore la climatisation.

Qui, des 212 salariés du site, sera concerné par cette mesure ? Pour l'heure, aucune décision n'a encore été prise. Mais la société a déjà précisé que 14 postes seraient supprimés en production, quatre dans les services support (avec la création dans le même temps de deux postes dans ce même service), et deux en logistique. « Notre principal souci aujourd'hui, c'est de nous occuper des jeunes », lance Elian Bardout, secrétaire du comité d'entreprise qui cumule presque 40 ans dans l'entreprise Virax. « Ce site, je l'ai vu naître, se souvient-il encore. C'était en 1964… » Ils étaient alors environ 800 salariés.

Une autre époque.

Invivable

Mais chez les employés de Virax, on avait déjà senti le vent tourner au printemps dernier. « Au mois de mai, on a commencé à nous demander d'être plus rigoureux sur les dépenses en matériel, comme le téléphone par exemple », raconte Francine Robert, déléguée du personnel. Et puis en décembre, une première annonce est tombée : 2 000 postes devaient être supprimés dans le monde, dont 183 en France. Depuis ce moment, les salariés de Virax vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. « Et là, c'est la seule vague de suppression de postes, ou est-ce qu'il y en aura d'autres ? », interroge, le regard anxieux, un salarié. Question sans réponse.

Et comme si cela ne suffisait pas, les salariés de la production devront composer avec le chômage partiel dès lundi, à raison de deux jours par semaine, probablement jusqu'à la semaine du 20 juillet. « Pour le personnel, ça va être invivable, déplore les représentants. C'était déjà tendu, mais ça risque d'être pire, surtout avec moins de travail. » Une mesure prise suite à la chute des ventes, en particulier celles destinées à l'exportation. « Or, l'export représente 40 % de notre activité », précise Elian Bardout. L'atelier, explique-t-il, tourne en effet au ralenti depuis quelque temps. Chez Virax malgré tout, on comprend la nécessité du chômage partiel. « C'est déjà arrivé, et il y a des raisons. Ce que l'on ne comprend pas, ce sont les licenciements. »

Un prochain comité d'entreprise doit avoir lieu le 25 mai. Quant aux noms de ceux qui perdront leur poste, ils devraient être connus le 20 juin au plus tard.

L'entreprise Virax a été intégrée à Facom en 1981, lui-même racheté en 2006 par le groupe industriel américain Stanley works, leader de l'outillage aux États-Unis.

J.G.-A.

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