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Vendanges / Du pain béni pour les loueurs

Publié le vendredi 11 septembre 2009 - Vu 12 fois


Les loueurs ont fait venir des camionnettes de toute la France. Ici plus d'une vingtaine de camionnettes, stationnées avenue Brébant.

Les loueurs ont fait venir des camionnettes de toute la France. Ici plus d'une vingtaine de camionnettes, stationnées avenue Brébant.

Herve OUDIN


« QUAND les vendanges commencent, il n'y a plus un camion à Reims. D'ailleurs, il y a plus de demande que de camions pour tous les loueurs. C'est une date à ne pas rater. » Voilà neuf ans que Stéphane « fait les vendanges » pour une société de location de voitures.

Comme chaque année, il a fait venir à Reims tous les véhicules dont sa firme disposait, pour répondre à l'attente de ses clients, vignerons ou maisons de champagne.

La quinzaine des vendanges est donc du pain béni pour les loueurs de véhicules utilitaires. Bien souvent, ce sont des fourgons de 6, 12 ou 20 m3, des minibus et des bennes. Stéphane est aussi le seul à enchaîner vendanges et campagnes de betteraves.

Il est aussi le fournisseur de l'une des plus petites flottes, avec une trentaine de véhicules. La plus grosse est une chaîne nationale, avec près de 200 utilitaires. Entre les deux, la moyenne tourne autour de 50 véhicules.

Les antennes rémoises des loueurs ne disposent pas d'un parc illimité de fourgons. Aussi, en prévision des vendanges, elles ratissent tout le grand Est à la recherche des précieux véhicules.

Quant aux clients, ils passent généralement commande d'une année à l'autre. La saison se prépare dès le printemps.

Comme pour tout véhicule de location, un état des lieux est réalisé avant et après l'utilisation.

De plus en plus, et compte tenu du niveau important des franchises (jusqu'à 2 500 €), les véhicules reviennent en bon état relatif, à quelques griffes ou bosses près.

Mais il y a aussi des négligents, comme ce vigneron qui avait rendu une voiture tellement sale que son loueur a dû passer le karcher… à l'intérieur !

Malgré les risques de dégradation, les loueurs mettent quand même à disposition des véhicules neufs, ou - de toute façon - en bon état. « Une question d'image », précise l'un des professionnels. L'utilisateur sait qu'il devra payer les réparations.

Malgré cette période « difficile, dure, très dure », explique une responsable d'agence, les temps ont changé entre loueurs et professionnels du champagne. « Avant, on avait du champagne en fin de vendanges. C'est fini. Ou, au lieu d'un carton de six, on n'a plus qu'une bouteille. » Impression confirmée par l'un de ses collègues.

Tout cela dit, celui qui veut louer un fourgon le peut encore. Les grandes enseignes gardent toujours quelques véhicules pour les autres clients.

J.F.SCHERPEREEL

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