Publié le samedi 14 février 2009 à 01H00 - Vu 5 fois
Le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, a signé, hier, à Vatry
Herve Oudin
Le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, a signé, hier, à Vatry avec le président du conseil général de la Marne une convention de compensation de la TVA, la troisième du genre en France depuis le lancement du plan de relance. Cette FCTVA permettra au Département de récupérer avec un an d'avance, dès 2009, la TVA acquittée sur ses investissements de 2004 à 2007. Ce remboursement anticipé se monte à 7,5 M€ auxquels le Département ajoutera la même somme pour investir dès cette année dans les collèges (4,5 M€), la rénovation de voiries (7,7 M€) ou la construction d'un bâtiment technique sur l'aéroport Paris-Vatry (551.000 €).
Cette signature a ponctué une rencontre avec René-Paul Savary, le patron UMP de conseil général et celui de la Région, Jean-Paul Bachy (ex PS). D'autres personnalités, maires ou parlementaires, participaient à cette réunion qui s'est symboliquement déroulée dans les locaux de Paris-Vatry, objet depuis quelques mois d'une sorte d'union sacrée transpartisane.
« J'ai bien compris que Vatry était votre priorité. Dès 2009, il faut réduire les deux principaux obstacles à son développement : le prix du kérosène et les relations avec Aéroport de Paris. Ce qui a été investi ici demande à être rentabilisé. Je donnerai volontiers le coup de pouce indispensable à ce développement », a assuré M. Devedjian, sans se prononcer toutefois sur la nature et le calendrier de cet engagement.
Avant lui, René-Paul Savary (UMP) avait plaidé pour un « développement durable » de Vatry : « Il ne s'agit pas de déshabiller la région parisienne (sous entendu ADP) mais de faire en sorte que la France regagne les parts du marché aérien qu'elle a perdues. Vatry a un rôle à jouer qui passe par une reconnaissance de l'État. Comment comprendre que Paris se passe de 12 à 14 millions de passagers potentiels faute de lignes suffisantes », a encore argumenté M. Savary en évoquant la triple vocation de Vatry : « Le fret aujourd'hui et pourquoi pas la maintenance et le trafic passager ? »
Sur la même ligne, Jean-Paul Bachy a rendu un hommage appuyé au conseil général et au gestionnaire du site (SNC-Lavallin) avant d'estimer qu'il fallait « créer les conditions d'une alliance fret entre Vatry et Roissy ».
« Vatry a des atouts. Y atterrir de nuit, c'est possible. Il ne faut plus laisser s'entasser sur Paris des trafics contraires aux conclusions du Grenelle de l'Environnement », a ajouté le président du conseil régional qui a fait de l'avenir de Paris-Vatry « moins une question d'argent que de volonté politique et de solidarité entre les territoires ».
G.G.
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