Publié le dimanche 07 février 2010
Représentants institutionnels, financier, industriels étaient à Givet vendredi. Le projet prend forme.
NOUS l'évoquions dès l'annonce du soutien gouvernemental au projet givetois.
Le dossier de construction à Givet d'une unité de valorisation thermique de la biomasse entre dans une nouvelle phase, importante s'il en est, puisqu'il s'agit de la levée de capitaux, 80 millions d'euros pour la seule première tranche.
Qu'on ne s'y trompe pas, il va falloir encore du temps pour voir débuter le chantier.
Claude Wallendorff, le maire de Givet, en est d'autant plus conscient que les dernières implantations sur le port fluvial ont demandé une patience à toute épreuve.
Vendredi, il était aux côtés de Bernard Dekens, le président de la communauté de communes Ardenne rives de Meuse, pour accueillir les promoteurs de cet ambitieux projet.
Boris Ravignon, conseiller général, était présent en sa qualité de conseiller à l'Élysée, deux réunions ayant eu lieu à Paris avec les services de l'État pour assurer le montage d'un dossier particulièrement complexe et lourd, puisqu'il comportait plusieurs centaines de pages.
Autorisations administratives
Les différentes phases à venir ayant été anticipées autant que possible, on peut espérer que les délais resteront raisonnables, à l'échelle toutefois d'un projet qui nécessite une autorisation d'installation classée.
Le permis de construire étant en cours, « si tout va bien, on peut espérer boucler la partie administrative en 8 mois ou 8 mois et demi » explique Claude Wallendorff.
Deux financiers hollandais, spécialisés dans ce type d'investissement, étaient également présents vendredi, aux côtés de leur compatriote Evert Jaarsma, l'initiateur du projet industriel, et de Patrice Loubet, son partenaire français depuis 20 ans, gérant du cabinet d'études albigeois Bialco.
Jean-Pierre R.A. Sweerts et Lars P. Valk sont les deux financiers internationaux qui vont lever les fonds nécessaires, auprès des banques françaises et néerlandaises.
Le premier nommé est très présent dans l'éolien, puisqu'il travaille actuellement sur le plus grand parc éolien européen en cours, développé sur les digues des polders hollandais et capable de produire 400 MW.
Les deux hommes sont donc rompus à ce type d'exercie. « Il faudra là encore environ 9 mois après les autorisations administratives pour boucler le tour de table » estiment les deux financiers.
« La construction pourrait donc débuter au début 2012 » explique Evert Jaarsma.
« Raisonnablement, on peut espérer un début d'activité à la mi-2013 » ajoute Bernard Dekens, qui voit dans ce dossier un atout économique et social évident, « mais aussi un très beau projet en terme d'image ».
Mirko SPASIC











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