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RMS / Sciences Po, et nous, et nous, et nous

Publié le mardi 08 décembre 2009 à 01H00 - Vu 177 fois


Le trio François Cravoisier, Bruno Angelici et François Bonvallet a fait savoir que RMS avait aussi besoin de financements pour se maintenir dans une compétition désormais internationale.

Le trio François Cravoisier, Bruno Angelici et François Bonvallet a fait savoir que RMS avait aussi besoin de financements pour se maintenir dans une compétition désormais internationale.


Évidemment, la création d'un campus de Sciences Po à Reims est une bonne nouvelle pour Reims Management School, implantée sur un territoire qui disposera bientôt d'un nouvel attrait en termes d'enseignement de haut niveau.

Mais derrière la façade de la rue Pierre-Taittinger, on grince des dents. Le fort désiré et très prestigieux établissement parisien n'arrive pas gracieusement. La ville de Reims, le conseil général de la Marne et la Région Champagne-Ardenne ont dû sortir leur carnet de chèques pour accrocher Sciences Po à leur tableau de chasse. Ces collectivités ont signé le 27 novembre une convention qui les engage à financer, à parts égales, 76 millions € d'investissements afin d'aménager et d'équiper un campus dans l'ancien collège des jésuites rémois. À cela s'ajoutent des subventions de fonctionnement annuelles, supportées encore par trois tiers par les trois collectivités. Elles seront de 450 000 € dès l'an prochain et atteindront 5,4 millions € en 2016, année où Sciences Po atteindra sa vitesse de croisière avec 1 800 étudiants.

« Il y a déjà à Reims, avec RMS, une très belle institution et il serait souhaitable que ces financements non négligeables s'étendent au-delà de Sciences Po », a déclaré jeudi, lors d'une conférence de presse, Bruno Angelici, le nouveau président du conseil de surveillance de RMS. « On demande un équilibre entre les différentes institutions que sont l'URCA, RMS et Sciences Po afin que chacun y retrouve ses petits », a renchéri François Cravoisier, président de la CCI de Reims et d'Épernay, propriétaire de l'école.

Reims Management School aura besoin dès 2014 d'un nouveau campus

RMS, et ses 4 400 étudiants, bénéficie déjà de subventions mais elles sont moindres (325 000€ de Reims, 50 000 € du conseil général et quelques milliers d'euros de la région). Et il lui en faudrait beaucoup plus pour mettre en application son plan de développement. Son directeur, François Bonvallet, a indiqué que RMS avait pour ambition de passer entre 2009 et 2014 de 25 % à 50 % de professeurs étrangers, de 70 % à 95 % d'enseignants-chercheurs et de 25 % à 40 % d'étudiants étrangers.

Le but est de se maintenir, ou de progresser, dans une compétition qui atteint désormais une échelle internationale pour les grandes écoles. RMS qui vit à 85 % de ses propres ressources doit trouver de nouveaux financements. Cela d'autant plus que les composantes du groupe sont déjà à l'étroit dans leurs deux campus de Croix-Rouge. « Dans les trois ou quatre ans il nous faudra ajouter entre 10 000 et 15.000 m2 aux 25 000 m2 que nous avons déjà », précise François Bonvallet.

Un déménagement s'impose. Mais où ? L'heure semble venue de se mettre autour d'une carte, dans une ville où l'université a besoin également de nouveaux locaux et où les logements étudiants sont encore insuffisants.

 

Julien Bouillé

cahiereco

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