Publié le dimanche 05 juillet 2009 à 01H00 - Vu 159 fois
DANS les jours à venir, les premiers coups de pioche vont être donnés au lycée Arago. Il s'agira d'offrir un nouveau visage à cet établissement érigé en 1975 et qui a atteint les limites de l'obsolescence. Cette restructuration va s'opérer en quatre ans, par « tiroirs ». Autrement dit, pendant les travaux, l'activité des 1.000 personnes qui fréquentent le lycée va continuer.
« Voilà quinze ans qu'elle était en route, cette affaire », admet le directeur des travaux, Fabrice Binet.
Effectivement, le lycée a l'âge de ses apparences. Pourtant, Arago est un lycée dit « d'excellence », un titre dont s'enorgueillit une trentaine d'établissements en France. On s'y prépare au bac, mais aussi aux métiers du BTP. « On fonctionne comme une PME », poursuit M. Binet.
Une PME qui dispose - sur 32.600 m2 -, d'un lycée général, d'un internat (220 places), d'un espace de restauration, d'un autre pour l'administration, et d'une série de bâtiments pour l'enseignement technologique. Le lycée sert aussi à la formation continue. Il emploie 150 personnes.
12 millions d'euros
Une première rénovation avait eu lieu en 1999, qui avait bénéficié au CDI, à la restauration, à l'internat, au rez-de-chaussée de l'enseignement général et à la loge de l'accueil.
Cette fois, c'est surtout l'espace dédié à l'enseignement technologique qui sera concerné.
Dans un premier temps, on va construire un bâtiment de salles de classes - pour 300 élèves - sur un terrain libre à l'entrée du lycée. Durée : un an.
Parallèlement, on va construire des installations provisoires pour accueillir le département « gros œuvre » qui sera détruit/reconstruit à son tour. Ce qui permettra d'effectuer ensuite la même opération avec le secteur « Sanitaire » ; puis avec le Greta.
Pour conserver l'enseignement « pratique » en activité, la Région a loué un local industriel de 1.000 m2 à Tinqueux, où les ateliers ont été installés pour la durée des travaux.
A terme, se réjouit M. Binet, par sécurité et pour en faciliter l'accès, les enseignements théoriques et pratiques seront bien séparés.
Ce programme de restructuration coûtera 12 M€ à la Région, précise le proviseur Élisabeth Becker. Laquelle regrette cependant que les étages de la partie « enseignement général » aient été oubliés.
De plus, estiment les deux responsables, il aurait été bien de « délocaliser » le lycée pour lui offrir un espace de travaux pratique pour les travaux publics. Ils réfléchissent donc à une annexe du côté de Tinqueux.
Dans quatre ans, Arago sera donc tout neuf, en « haute qualité environnementale », avec un traitement esthétique, paraît-il, très réussi…
J.-F. SCHERPEREEL
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site









Réagissez