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REIMS / 146 emplois en sursis Les VMC sur la piste de repreneurs

Publié le samedi 23 mai 2009 à 01H00 - Vu 14 fois


Adeline Hazan et Alain Lescouet se sont rendus hier sur le site pour apporter leur soutien aux salariés.

Adeline Hazan et Alain Lescouet se sont rendus hier sur le site pour apporter leur soutien aux salariés.


DEPUIS l'annonce il y a à peine une quinzaine de jours de la fermeture de leur entreprise par leur direction américaine d'Owens Illinois, les 146 verriers de la rue Pierre-Maître spécialisées dans la production de bocaux et de petits pots, s'activent sans relâche, encouragés par des élus de gauche comme de droite, pour contester ce lâchage et trouver un repreneur.
Et hier, Eddy Lefèvre, secrétaire du CE et tout le personnel de la verrerie ne savaient plus s'ils devaient verser une larme ou retrouver le sourire. Verser une larme pour leur copain David Dervin parti en 2005 de leur usine pour celle d'à côté et victime hier d'une crise cardiaque au travail, ou retrouver le moral en apprenant que deux repreneurs s'étaient fait connaître, intéressés par l'activité petits pots.
Qui sont-ils ? Quelles sont leurs propositions ? Il est encore trop tôt pour communiquer leurs noms semble-t-il, mais un rendez-vous prévu mardi à 10 heures devrait permettre d'en savoir plus.
Toujours est-il que la partie avec leur direction d'OI prend maintenant une autre tournure. Dans une petite salle, sous le portrait de Pierre Maître, assassiné le 5 juin 1977 par un commando fasciste, ils s'en sont expliqués hier notamment avec la maire Adeline Hazan, présidente de Reims métropole accompagnée par Alain Lescouet, maire de Saint-Brice-Courcelles.
Obliger OI à vendre
« Owens Illinois veut se séparer du site de la rue Pierre-Maître pour délocaliser sa production de petits pots et de bocaux soit disant trop coûteuse à Reims sur son site du Massif Central et faire encore de plus grosses marges. Parallèlement, il raréfie la production de ce type de verre pour faire augmenter les prix. Mais il n'est pas vendeur de son usine rémoise » ont expliqué aux élus les salariés. « Il faut donc tout faire pour obliger OI à vendre. Ça ne sera pas simple. »
La maire de Reims qui a rencontré le préfet pour évoquer la situation de l'entreprise a d'ores et déjà assuré les verriers de tout faire pour qu'une solution soit trouvée. Le maintien de l'activité verre constitue la priorité, et si cela ne pouvait pas se faire, au moins d'une activité industrielle sur le site qui ne doit pas devenir une friche.
En attendant un piquet de grève auquel se sont joints femmes et enfants marque sa présence sur le site. Si certains jouent aux boules, d'autres surveillent l'outil de travail. Et pestent contre les coups de fusil qu'ils entendent la nuit du côté du quartier Saint-Charles. Qui leur rappelle de bien mauvais.
Alain MOYAT

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