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Région / Cinq villes soutenues

Publié le mardi 01 décembre 2009 à 01H00 - Vu 26 fois


La friche de La Macérienne à Charleville-Mézières sera réhabilitée pour accueillir le tertiaire.

La friche de La Macérienne à Charleville-Mézières sera réhabilitée pour accueillir le tertiaire.

Angel Garcia - l'Union de Reims


Mardi dernier, Gérard Moisselin, préfet de la région Champagne-Ardenne, adressait le conseil suivant à la ville de Charleville-Mézières : « Surtout, consommez ces crédits [fonds européens Feder], c'est le meilleur moyen de continuer à en avoir. » Il cosignait le jour même la convention d'appel à projet urbain Feder (Fonds européens de développement régional) avec l'agglomération de Charleville-Mézières et la Région. Consommer plus pour gagner plus ? Les mots du préfet sont sérieux. Car les fonds européens servent essentiellement les collectivités qui ont les plus gros besoins sur les plans économique et social, dans le but d'harmoniser le développement territorial. Et ils ne sont réellement crédités que sur présentation des justificatifs de dépense. Avec quatre autres agglomérations sélectionnées, Cœur d'Ardenne se voit accorder une dotation de 6,842 M€ (de loin la plus forte au regard de sa population) pour un projet d'aménagement du territoire dit « intégré », c'est-à-dire comprenant un volet économique, social et environnemental. Une convention semblable a été signée le 13 novembre à Chaumont (5 M€), d'autres suivent à Troyes (5.1 M€), Châlons-en-Champagne (5.9 M€) et Reims (probablement 7.1 M€). Les villes de Sedan, Saint-Dizier, Épernay et Vitry-le-François n'ont pas été sélectionnées, mais une enveloppe de 5,5 M€ leur sera allouée sur les 35,5 M€ destinés au développement des territoires champardennais.



Effet levier



Selon Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardenne, « deux types de critères déterminent la destination de ces fonds : l'évaluation des besoins de développement urbain et la qualité des projets proposés. Il s'agit de créer un effet levier ».

Pour autant, il ne suffit pas d'être dans le besoin pour que l'Europe abonde en deniers publics. « La règle, c'est 50-50 entre le Feder et les collectivités. Les collectivités qui ont demandé trop d'argent par le passé n'ont pas toujours pu accompagner les projets. »

À Charleville-Mézières, les projets de redynamisation économique ne manquent pas… Parmi ceux qui sont engagés entre cette année et 2013, la disparition de la fiche industrielle Val Thomé à Nouzonville, la réhabilitation de la friche la Macérienne, la requalification du centre commercial Ronde Couture ou la création d'une pépinière d'entreprises dans le parc d'activités du Val de Vence. Pour ce dernier volet, il s'agit de stimuler une offre encore inexistante à ce jour. L'activité effective ? Pas avant 2012.





Tanguy Pallaver



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