Publié le mardi 09 février 2010
.. RECYLCERIE10
Marie-Christine LARDENOIS
COMMENT se meubler ou s'équiper à bas prix en ces temps difficiles ? Si l'on ne craint pas d'acheter des objets d'occasion, la recyclerie des ateliers d'insertion représente la solution la plus intéressante financièrement. Tout le petit électroménager y est proposé à 3 euros, une machine à laver peut être acquise pour 50 euros, un ordinateur pour 30 euros… Difficile de trouver moins cher. Et pour cause : tous les objets ont été récupérés chez des gens qui voulaient s'en débarrasser ou dans des déchetteries. Celles de Leuilly et d'Aulnois mettent de côté tout ce qui est réutilisable.
« Nous collectons à domicile ce que les gens ne veulent plus. Nous effectuons un premier tri quand les objets arrivent, puis ils vont dans les différents ateliers : mécanique, soudure, ou menuiserie », explique Gilles Claisse, encadrant technique.
14 bénéficiaires
L'équipe est constituée de 14 bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), âgés de 25 à 55 ans. Ces emplois sont financés à 95 % par la collectivité pour permettre aux personnes concernées de se remettre sur les rails, parfois de retrouver une formation, un projet professionnel. « L'idée, c'est de leur redonner le goût au travail. C'est pour eux une étape de six ou douze mois, le temps d'éventuellement découvrir des métiers », précise Véronique Gadrois, des ateliers d'insertion.
Chaque bénéficiaire trouve sa place dans l'équipe en fonction de son savoir-faire. Les femmes (elles sont trois en ce moment) s'occupent généralement de faire le tri et de réparer les objets. Les hommes transportent les meubles et se chargent de la partie technique du travail. Il suffit souvent de savoir bricoler, poncer, passer un vernis, refaire des tiroirs. Certains meubles ou objets voués à la décharge retrouvent ainsi une utilité. Le problème c'est que l'entrepôt finit par être trop petit. Il est pratiquement plein.
De nouvelles ventes
« Nous n'avons plus assez de place pour réparer », avoue l'encadrant.
D'où l'idée de changer la formule et de proposer les ventes sur deux jours différents, le vendredi matin et le samedi matin au lieu du vendredi toute la journée.
« Nous allons faire un essai pour tenter de gagner une nouvelle clientèle. Certaines personnes qui travaillent le vendredi viendront plus facilement le samedi », espère Gilles Claisse.
Ce dernier envisage aussi de mettre l'accent sur certains produits lors des ventes. En février, ce sera le matériel de bureau et en mars l'outillage.
M.-C.L.
Prochaine vente, les 12 et 13 février, de 9 à 13 heures, dans les locaux des ateliers à Aulnois.











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