Publié le mercredi 11 novembre 2009 à 01H00 - Vu 92 fois
Tout en restant vigilants, les syndicalistes se montrent confiants quant à l'avenir de l'usine qui emploie 220 personnes.
SOULAGÉS. Les 220 salariés de l'usine sézannaise de Johnson and Johnson peuvent l'être : leur site n'est pas concerné par le plan de restructuration mondial annoncé la semaine dernière par le groupe Johnson and Johnson, spécialisé dans les produits d'hygiène, de santé et de cosmétique.
« Pas de licenciements en France »
Ce plan, rappelons-le, prévoit la suppression, d'ici 2012, de 6 à 7 % de ces 117.000 salariés que compte le groupe dans le monde. L'annonce n'avait été suivie d'aucune précision supplémentaire concernant les usines touchées par les futures suppressions d'emplois. Les membres du comité d'entreprise ont donc souhaité en savoir plus.
Sézanne ne fera donc pas partie des sites menacés. Les représentants syndicaux de l'usine Sézannaise en ont eu confirmation lors d'une réunion qui s'est tenue au siège de Johnson and Johnson France hier après-midi.
« Il n'y aura pas de restructuration ni de licenciements en France, confirme Thierry Styka du syndicat CGT. C'est une bonne nouvelle. » Une bonne nouvelle pour les salariés et aussi pour la ville, lorsqu'on connaît l'importance du tissu industriel à Sézanne, que ce soit en terme d'emplois ou de recettes fiscales.
Les représentants syndicaux sézannais se montrent également confiants quant à l'avenir de l'usine implantée depuis 1965 dans la cité des mails.
« Un site qui a du potentiel »
« Le site de Sézanne avait déjà bénéficié de la fermeture d'une usine autrichienne l'année dernière, indique Didier Cluzel, de l'antenne CFDT de Sézanne et salarié de Johnson and Johnson. Sézanne doit subsister si le groupe veut garder sa capacité de production de tampons en Europe. En plus, il y a encore de la place dans l'usine de Sézanne, on peut l'agrandir, le site a du potentiel. »
Mais de là à dire que Johnson Sézanne, qui emploie actuellement une vingtaine d'intérimaires, peut embaucher, il y a encore loin.
« Même si le site de Sézanne est épargné par cette restructuration, nous restons vigilants, que ce soit pour Sézanne comme pour les autres usines françaises du groupe », ajoute Thierry Styka.
Guillaume TALLON
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