Publié le lundi 23 novembre 2009
A Vervins, la société ambulance- taxi Sainte-Anne, structure de 11 salariés, fait appel à la METS depuis sa création, le 1er avril 2000.
Delphine OLIVA
A la maison des entreprises de Thiérache et de la Serre, Vincent Lengowski préfère voir le « GPS » comme un outil de plus, au sein du dispositif d'accompagnement aux responsables des petites et moyennes entreprises, plutôt qu'une réponse immédiate à la souffrance au travail qui sévit depuis plusieurs mois. « L'accompagnement aux responsables des PME, nous l'avons mis en place en 2007. Depuis, 18 entreprises ont souscrit à ce service. Quant à la Gestion des Perspectives Sociales, nous l'avons testée l'an dernier en partenariat avec l'Agefos-PME et la Centre d'Ergonomie et de Sécurité au Travail. Depuis le début de l'année, six entreprises ont fait la démarche. Les résultats sont en cours. »
Surcharge de travail
S'il est encore trop tôt pour dire si l'outil est perfectible ou pas et s'il portera ses fruits, Vincent Lengowski estime d'ores et déjà qu'il constitue un premier état des lieux permettant de mettre en place des pistes d'amélioration sur les thématiques qui posent problèmes au sein de l'entreprise : « Le GPS est un questionnaire anonyme. Seuls l'âge, l'ancienneté, le sexe et la catégorie socioprofessionnelle sont demandés. Les questions portent sur quatre thématiques principales : l'entreprise, le relationnel, le travail, l'avenir dans la société. Les réponses sont ensuite envoyées et traitées à Amiens avant de redescendre dans l'entreprise sous forme de statistiques. »
Créé par l'Association régionale pour l'amélioration des conditions de travail, le GPS est d'abord né en Aquitaine.
A Vervins, la société ambulance- taxi Sainte-Anne, structure de 11 salariés, fait appel à la METS depuis sa création, le 1er avril 2000.
« Ensemble, nous nous sommes rendu compte que nous faisions face à un rythme de travail effréné et à une surcharge bureautique importante. Nous avons donc embauché une secrétaire, ce qui nous a donnés de l'air. La METS nous suit depuis des années. Alors lorsqu'elle nous a démarchés pour le GPS, on a accepté. »
L'une des raisons qui ont poussé Philippe Christophe, l'un des associés de la société, à avoir recours à l'accompagnement et au GPS, c'est aussi et avant tout le manque de temps et de connaissances : « Nous étions tellement pris dans notre activité que l'on ne parvenait pas à se concentrer sur les ressources humaines ou sur certaines interrogations du personnel. Et puis, je n'ai pas été formé pour gérer une équipe de 10 personnes : c'est ce que j'ai souvent dit à mes salariés. J'ai loin d'avoir la science infuse. J'ai appris sur le tas, en faisant des erreurs comme tout le monde. » Et de conclure : « Ces services nous permettent d'être mieux informés, plus attentifs et plus efficaces. »
Delphine OLIVA









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