Publié le samedi 12 décembre 2009
Au terme d'une campagne électorale jugée « tendue » par les organisations syndicales elles-mêmes, le résultat des élections professionnelles à la fonderie PSA, plus gros employeur privé de la région, aboutit au final à la perte, par Force ouvrière, de son « bastion » industriel dans les Ardennes. L'organisation s'y était « emparée » du comité d'entreprise en 2003.
Le nouveau paysage devrait en effet se traduire par une alliance qui va renvoyer FO et la CGT dans « l'opposition ».
La CGT a réalisé la meilleure progression (+11 % dans le collège ouvriers) et détiendra deux sièges dans le nouveau comité d'entreprise, tout comme FO, qui recule de 14 %.
La nouvelle majorité serait constituée par une union formée du SIA (Syndicat indépendant et autonome, membre de l'union des syndicats européens de l'automobile), qui signe le meilleur score (30 %, soit une progression de 5 % dans le collège ouvrier), et qui obtient deux sièges, tout comme les cadres de la CGC-CGE, la CFDT qui progresse légèrement (12 % des voix) complétant cette probable majorité avec son siège.
Autre grand perdant de ce scrutin, la CFTC, qui avec moins de 5 points, perd en outre sa « représentativité », conformément aux nouvelles dispositions légales.
Reste à savoir quelles conséquences cette petite révolution va avoir sur la vie interne du site. Selon certaines sources, le ton pourrait se durcir car la CGT et FO demeurent majoritaires… en voix chez les ouvriers. Et déjà, la CGT estime que le scrutin est un message clair : « Refus des bas salaires bloqués depuis des années, refus du sous-effectif permanent, refus de la dégradation des conditions de travail… »
Ph.M.









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