Publié le lundi 16 novembre 2009 à 01H00 - Vu 18 fois
Alexis (à gauche) et Tobias en formation à Tarkett SA.
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LES footeux connaissent Leverkusen, ville située près de Cologne en Wesphalie, et son équipe du Bayer… On sait moins que la cité allemande s'honore aussi de posséder un lycée professionnel, la Geschwister-scholl-Schule, qui prépare ses élèves aux métiers d'électromécanicien, d'électrotechnicien, de mécanicien dans l'automobile. Une sorte d'alter ego de Jean-Baptiste-Clément, notre lycée professionnel.
Longtemps les jumelages entre établissements scolaires n'ont visé qu'à l'échange linguistique.
Désormais, grâce au secrétariat franco-allemand en formation professionnelle, financé sur des fonds européens et régionaux, il est possible aux apprentis des lycées professionnels des deux pays de se perfectionner dans des usines et des ateliers de chaque côté du Rhin.
Ainsi douze jeunes allemands de la Geschwister, accompagnés de leurs professeurs ont travaillé du 26 octobre au 13 novembre à la Fonte Ardennaise, Tarkett, ADT 08, Unilin, Acténium, à l'hôpital, dans des garages de réparation automobile. Au mois de mai, ce sera au tour de douze élèves de Jean Bat de vivre la même expérience dans des entreprises allemandes.
Un partenariat que Mariano Valériani, proviseur-adjoint avait soigneusement préparé l'an passé lors d'un voyage à Leverkusen, auquel participaient David Baptiste, Frédéric Le Guiniot et Catherine Krzykos, enseignants à J.-B. Clément.
L'apprentissage à l'allemande
Pour Tobias Moszeck, 19 ans, qui apprend l'électronique, le séjour à Tarkett SA aura été fort profitable. Il a travaillé en binôme avec Alexis, 18 ans, en première année de baccalauréat électrotechnique à Clément, au côté de Ludovic, employé au service maintenance. Tobias a découvert ce qu'était un variateur continu, lui qui s'est plutôt familiarisé avec l'alternatif.
En Allemagne, le système d'apprentissage est très différent du nôtre. Un apprenti passe quatre jours en entreprise et un seul au lycée. Il n'y a guère longtemps, ce système qui privilégie l'usine à l'école faisait merveille. Il demeure toujours aussi pertinent même s'il n'est pas épargné par la crise de l'emploi qui sévit aussi en Allemagne, notamment dans les landers de l'Est.
Une réalité que les élèves sedanais appréhendront l'année prochaine. En attendant, Tobias et son ami Alexis dans la famille duquel il est logé sont devenus de bons copains. L'amitié n'a pas besoin de grammaire, et quand vraiment on ne parvient plus à se comprendre, Francis Yopa, interprète franco-allemande mis à la disposition du lycée par le secrétariat des Échanges en formation professionnelle, propose ses bons offices.
J.-Y.B.
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