Publié le vendredi 05 septembre 2008 à 01H00 - Vu 4 fois
Un quincaillier d'ameublement qui casse l'image traditionnelle.
« Je voudrais nettoyer des tringles en laiton », demande une cliente. « Vous êtes sûre que c'est du laiton ? », répond Jérémie Bara. Un exemple de dialogue que ce quincaillier d'ameublement entreprend pratiquement avec chaque personne entrant dans sa boutique de la rue du Colonel Fabien.
Tel un médecin, il demande à ses « patients » de lui énumérer les maux dont souffre leur meuble : « Il a quel âge ? Le bois est-il ciré ou vernis ? » Il ne répond pas tout de suite et s'en explique : « Je réfléchis, j'envisage les conséquences, selon le type de produit ». Jérémie parle beaucoup : « Plus j'ai d'infos, mieux je renseigne ». Il établit son « diagnostic » et propose le produit adéquat.
Ébéniste de formation, il connaît bien son affaire : « Si je ne trouve rien qui convient, je préfère ne pas vendre ». Il n'est pas avare de conseils et d'astuces et les habitués n'hésitent pas à entrer pour demander un simple tuyau. Derrière lui, nombre de produits à l'ancienne : colle de poisson, colle d'os, colle de peau de lapin, huile de pied de bœuf…
Sur les rayons, des serrures, des « entrées de meuble » Louis XV, Louis XVI. « Je recommande toujours de maintenir la serrurerie d'origine, souvent fort belle », insiste-t-il en montrant une superbe serrure du XVIIe siècle. Soucieux du respect des styles, ce commerçant hors normes déclare parfois à ceux de ses clients qui arrivent avec des idées de rénovation superflues : « Votre meuble est très bien, laissez-le comme ça ! »
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