Publié le samedi 21 novembre 2009 à 01H00 - Vu 49 fois
Les manifestants se sont invités dans la salle de réunion.
Patrick Flaschgo
PRÈS d'une centaine d'employés du centre hospitalier de Manchester ont observé un arrêt de travail et manifesté devant le bâtiment administratif hier matin alors que le conseil d'administration devait y voter le plan de redressement pour un retour à l'équilibre financier à l'horizon 2012.
Depuis la mi-novembre s'est constitué un collectif à l'initiative du syndicat CGT de l'hôpital (rejoint par la FSU 08, l'UD CGT, la Ligue des Droits de l'Homme, le NPA 08, le PCF 08 et le PS 08). FO et la CFDT ne se sont pas jointes au mouvement.
Hier matin, les manifestants se sont même invités en douceur dans la salle de réunion et Christine Caruzzi, la secrétaire du syndicat CGT du CH Manchester, a pu lire le texte d'une motion avant que les administrateurs n'ouvrent leur séance sous la présidence de Claudine Ledoux.
Les chiffres annoncés par le syndicat sont lourds : un déficit de 8,3 millions d'euros malgré un premier plan de retour à l'équilibre qui a entraîné la suppression de 17 postes, un coup de frein sur les dépenses de médicaments, et « qui n'a rien réglé ! », précise la CGT.
La fermeture de 12 lits déjà effective a anticipé le plan de redressement qui vient d'être voté « à une courte majorité »… et sans la voix de la présidente Claudine Leroux, a-t-on appris par ailleurs.
Fermeture de 44 lits
Ce nouveau plan de redressement, « qui a été élaboré par un consultant travaillant habituellement pour des entreprises et des banques en difficulté », dénonce la CGT, devrait faire économiser 11 millions d'euros (soit 7 % à 8 % du budget de l'hôpital) grâce à la suppression d'un poste sur trois, la privatisation partielle de l'équipe d'entretien, la suppression de jours de RTT « avec une charge de travail qui reste la même », des bonifications d'échelon supprimées et un frein sur les déroulements de carrière.
« Il pourrait en résulter la suppression de 100 postes de travail sur trois ans et la fermeture de 44 lits supplémentaires », ajoute le syndicat qui estime que ce budget de rigueur entraînera forcément « une réduction de l'offre de soins pour les usagers ».
Patrick FLASCHGO
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