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Le gendarme du crédit

Publié le lundi 08 février 2010 à 01H00 - Vu 11 fois


A Reims ce soir, Gérard Rameix rencontrera ses « alliés »  de la médiation, CCI, chambre de métiers, experts-comptables,  mais aussi les banques.

A Reims ce soir, Gérard Rameix rencontrera ses « alliés » de la médiation, CCI, chambre de métiers, experts-comptables, mais aussi les banques.


NICOLAS SARKOZY l'avait installé en plein milieu de la crise, il y a 14 mois : le médiateur du crédit pour les entreprises avait apaisé les tensions vis-à-vis des banques, accusées de ne pas vouloir aider les entreprises qui subissaient de plein fouet la récession, alors que ces dernières avaient reçu des aides de l'Etat.

« Le bilan est plutôt bon. Nous avons traité 1 000 dossiers par mois, avec deux tiers de succès. Le nombre de demandes de médiation baisse depuis deux mois », explique Gérard Rameix, qui a pris le relais de René Ricol, le premier médiateur national.

« Notre travail concerne surtout les petites et très petites entreprises : 80 % ont moins de 10 salariés. Mais les 20 % qui restent sont très importants, puisqu'il y a plus d'emplois en jeu. Nous avons sauvé, grâce à la médiation, 170 000 emplois. »



De la Bourse au crédit




Gérard Rameix, qui sera à Reims ce soir (18 heures) pour une table ronde à la Chambre de commerce et d'industrie, était presque destiné à occuper ce poste : gendarme de la Bourse, le voilà gendarme du crédit ! « Je suis un homme du public. J'ai été à la Cour des comptes, au ministère des Finances, aux affaires budgétaires et fiscales auprès de Jacques Chirac, directeur de la Vaisse nationale de l'assurance-maladie des travailleurs salariés, puis directeur pendant douze ans de la Cob puis l'AMF (autorité des marchés financiers). » Médiateur du crédit, voilà un nouveau poste « qui est très motivant ». Gérard Rameix s'appuie sur les directeurs départementaux des Banques de France, qui sont médiateurs de proximité. « Notre premier rôle, c'est de faire un diagnostic de l'entreprise : si ce n'est vraiment pas récupérable, on l'oriente vers le tribunal de commerce. Mais c'est vraiment marginal. La plupart du temps, il y a eu un choc financier à cause de la crise, mais la structure est bonne. »

Arrive alors l'étape des discussions : « On connaît bien les banques, moi de par mes métiers précédents, surtout à la Bourse, et évidemment les directeurs des Banques de France. Nous n'avons aucun pouvoir, mais les banquiers généralement hésitent à dire non à la médiation ».

L'accord entre Christine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances, et la fédération des banques se termine à la fin de l'année. « Je remettrai mon rapport en septembre-octobre, et là, un nouvel accord pourrait être signé. Je pense qu'on ne sera pas inutile. » Notamment pour les très petites entreprises, pour qui les difficultés ne sont pas forcément liées à la conjoncture. « Elles sont souvent traitées comme des particuliers par les banques. » Ces petites structures sont également aidées par d'autres organismes, comme les socioprofessionnels, les CCI, les chambres de métier et les très importants experts-comptables, « qui nous signalent souvent des cas à aider ».

A Reims, Gérard Rameix rencontrera ces « alliés » de la médiation, mais aussi les banques.

Pour lui, la Champagne-Ardenne n'est pas une région des plus faibles, même si c'est très difficile dans certains endroits, « plus dans les Ardennes que dans la Marne évidemment ».



Guillaume FLATET

Table ronde ce lundi à la CCI de Reims à 18 heures. Pour tout renseignement, mediateurducredit.fr Un numéro Azur est également à disposition des entreprises : 08.10.00.12.10.

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