Publié le mardi 09 février 2010
Un alambic datant du siècle dernier appartenant à la distillerie Goyard. Christian LANTENOIS
Christian Lantenois
Le ratafia proviendrait du mot ratifier. En des temps lointains, on se serrait la main, l'affaire était faite et pour la célébrer, on trinquait. De ce verre de l'amitié viendrait le mot « ratafia ».
Le ratafia fait partie du folklore champenois. Les vignerons proposent certes des jolies bulles dorées à leurs clients, mais un petit verre de « rataf ! » n'est jamais refusé non plus.
Frais et sucré, le ratafia se boit sans soif. Attention, si on en abuse, il peut devenir rapidement traître.
Le ratafia est présent en Champagne chez les récoltants-manipulants. Dans l'Aube, la distillerie Moutard, à Buxeuil, en produit environ 30 000 bouteilles.
ll existe également des jolis flacons proposés dans certaines grandes maisons, à l'instar du ratafia Demoiselle chez Vranken-Pommery Monople (70 000 bouteilles par an), ou chez Laurent-Perrier ou encore Lanson. Le plus souvent, la bouteille est bien dessinée et apporte un côté raffiné à cette « mistelle ».
Pour un prix très raisonnable, une quinzaine d'euros, on peut s'offrir un petit bout d'aire d'appellation et de marques emblématiques champenoises.
Afin de promouvoir ce produit, une confrérie a été créée. Comme Jean-Claude Faure, une vingtaine de membres y sont déjà inscrits.
Leur objectif : définir une méthode d'élaboration et un cahier des charges permettant de produire un ratafia de qualité.
S.C-P.











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