Publié le mercredi 22 juillet 2009 à 01H00 - Vu 64 fois
Eric Albardier espère qu'un repreneur sera trouvé au plus vite, et que l'équipe en place sera reconduite.
SON avenir était vacillant. Et puis la nouvelle est tombée : le 31 juillet, la résidence hôtelière de l'Atrium fermera définitivement ses portes. Inauguré au mois de janvier, ce grand complexe de 140 logements qui employait six personnes près du Millesium n'aura donc pas tenu une année à Épernay.
Ce n'est pourtant pas à la Champagne qu'il faut imputer cet échec. Car en fait, c'est le groupe Atrium tout entier qui vient d'être placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Perpignan. Tout n'est donc pas perdu pour cette structure d'une capacité totale de 512 lits. « Comme Atrium disparaît, il n'y a plus d'exploitant, explique Éric Albardier, responsable du site. Mais l'objectif aujourd'hui est de trouver un repreneur pour exploiter la résidence à nouveau. »
Pourtant prometteur
En attendant, Éric Albardier a dû déloger ses clients longue durée. Puis annuler les réservations des deux prochains mois, ce qui représente « 60.000 euros au total ». Un coup dur également pour les 140 propriétaires des logements de la résidence. Car si le groupe Atrium a réalisé les travaux dans ces anciens bâtiments militaires, il se contentait de les louer. La structure sparnacienne est donc victime des problèmes financiers de la société qui exploite onze autres résidences de ce type en France. Pourtant, à Épernay, assure Éric Albardier, l'avenir était plutôt prometteur. « Notre taux de remplissage était de 33 % environ, ce qui est bien pour un démarrage », estime le responsable.
Si la capacité d'accueil est encore supérieure aux besoins aujourd'hui, la tendance est sur le point de s'inverser, affirme-t-il. « Nous ne prenons pas de parts de marché aux autres hôtels car nous sommes en train de reprendre un marché qui avait disparu ici depuis plusieurs années. » Celui des groupes qui nécessite une capacité d'accueil importante. Cars de touristes, séminaires, salons, voilà le genre d'événements et de marchés que visait la résidence. « Nous avions justement commencé à créer cette dynamique, avec le Millesium notamment », poursuit Éric Albardier.
D'après lui, la résidence intéresserait déjà plusieurs repreneurs éventuels. Mais il appartient désormais au syndic de propriétaires d'impulser une nouvelle dynamique. Des réunions sont par ailleurs déjà prévues dans les jours à venir. L'occasion, peut-être, de rediscuter des prix des loyers qui seront proposés au futur exploitant. Car dans ce cas en effet, mieux vaut se montrer attractif.
J.G.-A.
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