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La crise pétrolière menace Vatry

Publié le vendredi 23 mai 2008 à 01H00 - Vu 224 fois



Avient, spécialisée notamment dans les fruits et légumes et le poisson frais en provenance d’Afrique, a établi sa plate-forme d’échanges européenne sur le tarmac champenois.

Avient, spécialisée notamment dans les fruits et légumes et le poisson frais en provenance d’Afrique, a établi sa plate-forme d’échanges européenne sur le tarmac champenois.

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L’AÉROPORT de Paris-Vatry connaît peut-être le début d’une crise difficile, en tout cas suffisamment inquiétante pour avoir perturbé lourdement, hier, la session du conseil général. La cause du problème n’est rien d’autre que l’envolée des cours du pétrole qui, pour plusieurs raisons, pénalisent la première compagnie de fret à travailler sur l’aéroport marnais.
Avient, spécialisée notamment dans les fruits et légumes et le poisson frais en provenance d’Afrique, a en effet établi sa plate-forme d’échanges européenne sur le tarmac champenois, en faisant tourner trois DC10 cargo. Ces avions sont plus gourmands que d’autres d’un carburant plus cher à Vatry qu’ailleurs. Au point que selon les élus, Avient menace désormais d’aller s’implanter à Liège en Belgique, sinon à Roissy. Un passage à l’acte aurait sans doute de lourdes conséquences, et d’autant plus si les prix du pétrole continuent de flamber.
Le prix du kérosène, vendu au galon et en dollar, comprend deux parties. Une fixe, de l’ordre de 336 cents actuellement, l’autre variable selon les aéroports. Quand cette dernière atteint 34 cents à Vatry, elle est de 9 cents à Liège, 10 cents à Amsterdam et Francfort, 11,5 cents à Roissy, 20 cents à Ostende, ou encore 33 cents à Leipzig.
Ces différences s’expliquent surtout par le volume de carburants traités (or Vatry en vend moins que ses concurrents), et par les frais d’acheminement du kérosène. Dans le cas présent, celui-ci est fourni par Total et arrive par camions. Pour René-Paul Savary, président UMP du conseil général, Avient perdrait ainsi 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires annuel. La compagnie consomme environ 7 millions de galons l’an.
Vatry est exploitée par une société privée, (la SEVE) dans le cadre d’une délégation de service public signée avec le département de la Marne. Sa position est donc délicate dans cette affaire qui ne peut se résoudre que par l’instauration de coûts concurrentiels, soit de l’ordre de 15 cents la partie variable du prix du galon. Un niveau certes supérieur à celui de Liège mais qui compenserait la part de carburant supplémentaire qu’il faudrait alors utiliser pour aller de Liège vers l’Afrique plutôt qu’au départ de Vatry.
« C’est possible », estime René-Paul Savary, mais à plusieurs conditions actuellement à l’étude.
Des contacts sont pris avec le ministère des Transports et Total. A plus long terme, il faudrait envisager la prolongation d’un pipeline jusqu’à Vatry, soit 9 kilomètres de tuyauteries.
Jean-Michel François

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L'affaire examinée à huis clos

Dès l'ouverture de la session, hier matin, il y eut comme un malaise. Pascal Desautels venait de demander une suspension de séance pour les seuls membres « du groupe de Charles de Courson », prétextant un courrier alarmant sur Vatry. Un courrier que connaissait le président Savary, mais dont il n'avait pas été destinataire.
Beaucoup ont vu là un rebondissement dans la lutte qui a apposé en mars dernier les deux rivaux pour la présidence du conseil général, qui ne partagent d'ailleurs pas la même vision des choses quant à la gestion de Vatry.
Après trois quarts d'heure de confusion et moult allées et venues crispées dans les couloirs, le porte-parole du député centriste Charles de Courson (retenu à l'Assemblée) évoqua simplement « des fausses rumeurs qui circulaient », comme si rien n'avait existé ! De toute évidence, en dépit de leurs divergences, les élus venaient de s'entendre pour rester discrets, voire muets, sur cette affaire. C'était sans compter sur Claude Hardy (sans étiquette) dont le canton de Fère-Champenoise est concerné par Vatry.
Au courant de rien, comme pas mal d'autres élus d'ailleurs, il exigea des explications.
Plutôt que de lui en donner René-Paul Savary convia tous ses collègues à 14 h 30 pour une séance à huis clos !
Au lieu de durer une demi-heure, celle-ci se prolongea une heure de plus. Voilà en tout cas qui donne le ton de cette mandature qui commence, et dont le mot d'ordre est de s'adapter à une nouvelle gouvernance…
J.-M. F.

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running51000

05/06/2008 à 22h27

J'ai officié pendant 6 ans dans cet aéroport et je n'y ai jamais vu la moindre volonté affichée de le développer. DHL devait y installer un hub (plateforme logistique ) mais cela faisait déjà 2 ans que cette société avait prévu de s'installer à Leipzig. Il suffit simplement d'aller sur le site internet de l'aéroport et d'y voir les sociétés reprises dans une rubrique " ils ont choisi Vvatry " et de savoir lesquelles y sont vraiment ( 5 ou 6 je crois ).N' oublions pas non plus que le total (selon certains ) des avions ayant atterri à Vatry prends en compte les " touch and go " ( entrainement ), c' est- à- dire que si un coucou s'entrainant sur le site atterrit et décolle 10 fois, pour ces chers statisticiens 20 avions se sont posés, de quoi gonfler les chiffres. Je ne m' étalerai pas trop sur le sujet et ne raconterai rien de plus. Il a sans doute permis la création d'emploi ( rémunéré au ras des pâquerettes ) pour les riverains qui sont également des contribuables mais a également servi a dilapider de l'argent public. Unn simple problème de gestion, voilà le cancer de cet aéroport.

maryse

23/05/2008 à 17h38

Donc malgré les prières de certains ceux qui prédisaient un avenir funeste à Vatry n'ont pas tort. Voilà un bel exemple de gaspillage d'argent public (tout comme les aides aux agro-carburants) quand est-ce que ces gens s'apercevront que le monde change et que l'on ne raisonne plus avec des idées vieilles de 50 ans.

Utilisateur dés...

23/05/2008 à 14h58

Il serait bon que René-Paul SAVARY, Président du Conseil Général de la Marne s'explique sur ce sujet afin d'éviter toutes interprétations douteuses.

running51000

23/05/2008 à 13h07

Et si ce départ dépendait d'autre chose??????

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