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La CO.GE.VI revient à sa vitesse de croisière / Être agressif sur tous les marchés

Publié le mardi 07 juillet 2009 à 01H00 - Vu 165 fois


Jacques Marquette et Patrick Cercelier, respectivement président et directeur de la CO.GE.VI à Aÿ.

Jacques Marquette et Patrick Cercelier, respectivement président et directeur de la CO.GE.VI à Aÿ.

Pascal Guilbaut


La coopérative la CO.GE.VI (groupe Alliance Champagne) à Aÿ a revendiqué son bilan 2008 lors de son assemblée générale. « Nous avons tiré 6 470 000 équivalents bouteilles et sorti seulement 5 684 000, soit un nouvel accroissement du stock de 786 000 bouteilles. En 2007, celui-ci avait déjà crû de 1 166 000 équivalents bouteilles. La valeur de ce stock établi suivant les prix de revient historiques s'élève à 102 millions d'euros. Vous imaginez l'effort financier considérable que représente un tel accroissement », indique Patrick Cercelier, directeur de la coopérative.

Sur le plan des ventes, Raoul Collet progresse à nouveau de 10 % après + 23 % en 2007. Au total, ce sont 670 000 équivalents bouteilles qui ont été vendues dont 387 000 en France et 283 000 à l'exportation. La part export passe de 41 % à 42 % en 2008. « Notre prix moyen s'est apprécié à nouveau de 4 %. De nombreuses médailles et distinctions sont venues récompenser notre marque et ses vins. »

Côté coopérateurs, les reprises progressent de 16 % à 258 000 cols. « Être agressif et imaginatif sur tous les marchés. » La formule de Patrick Cercelier sur le marché 2009 est un peu forte. Mais il s'en explique : « Être agressif est un mot un peu guerrier qui ne nous ressemble guère. Actuellement, je crois qu'il est plus juste de dire que nous répondons aux agressions, en particulier au niveau des prix. Je pense que nous devons proposer des artifices pour satisfaire nos acheteurs sans remettre en cause notre prix de façade, car un jour nous repartirons. Être imaginatif c'est sans doute conquérir de nouveaux marchés, tester de nouvelles niches pour maintenir nos volumes. » Alliance Champagne, tête de pont du groupe a réalisé un résultat net de 1 131 591 € en 2008. Le chiffre d'affaires Alliance Champagne s'élève à 75 735 552 €. Le champagne Jacquart assure la gestion patrimoniale du groupe, en particulier gère la marque et l'immeuble du siège.

En 2007, Champagne Jacquart avait pris à bail à long terme un immeuble situé boulevard Lundy à Reims. « En 2008, nous avons entrepris des travaux d'aménagement, et début avril 2009, suite à une proposition du propriétaire, nous avons pu procéder à l'acquisition de ce bien. Les travaux entrepris seront terminés prochainement et le déménagement pourra se dérouler dans le courant de l'été. Nous avons d'ailleurs pris la décision de mettre en vente les locaux de la rue de Mars. »



« L'image que nous souhaitons donner à la marque ».

Champagne Jacquart a réalisé en 2008 un résultat net de 150 414 €. Jacquart Associés Distribution qui assure la mise en marché de l'ensemble des apports destinés à Alliance Champagne, a vu sa performance commerciale reculée de 8,53 % en volume, mais le prix moyen de vente a progressé de 6,85 %. Si Jacques Marquette, président de la CO.GE.VI rejoint son directeur sur l'aspect financier, il ajoute une touche personnelle plus politique : « Des raisins, des raisins Il n'y a pas encore si longtemps, on entendait des négociants dire qu'ils étaient obligés de refuser des ventes sous prétexte qu'ils n'avaient pas assez d'appros. Aujourd'hui, ils demanderaient presque que l'appellation soit à 7 500 kg ».

Pour Jacques Marquette, c'est inacceptable. Sur le fond et sur la forme. « Sur le fond, depuis trois ans, l'appellation n'est plus calculée sur les sorties de la Champagne mais sur les sorties du négoce. Nous les avons suivies avec de grosses appellations afin de les accompagner dans leur développement. Aujourd'hui, ils doivent nous renvoyer la balle et nous accompagner dans cette crise. Sur la forme, si nous devions accepter une appellation en dessous de 10 000 kg/ha, bon nombre d'exploitations se retrouveraient en danger avec l'effet ciseaux d'une imposition et de cotisations MSA d'une grosse année avec une petite rentrée en trésorerie. Il faut donc construire un tunnel de deux ou trois ans afin d'écouler ce stock excédentaire et espérer que nous sortirons relativement vite de cette crise. »


 


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Sophie Claeys-Pergament
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