Publié le mercredi 08 février 2012 à 10H55 - Vu 53 fois
Le sous-préfet a salué hier le dynamisme fismois en matière d'insertion professionnelle ; et il a fait de la retape pour les contrats aidés par l'Etat.
LA crise ? Quelle crise ? Hier en mairie de Fismes, on pouvait se demander si la commune gérée par Jean-Pierre Pinon appartient bien à la France de 2012 minée par restrictions budgétaires, déprime et spectre de récession. Lors de la table ronde organisée à l'occasion de la visite du sous-préfet sur le thème de l'insertion professionnelle, on entendit au contraire beaucoup parler de perspectives, de redéveloppement, de dynamique, d'embauches et de réussite.
Chantiers d'insertion, collectivités, formateurs, entreprises, administrations, bénéficiaires, bref les différents acteurs de l'insertion professionnelle étaient invités à s'exprimer. Et de tous les propos émis, ce n'était pas la morosité qui se dégageait, mais plutôt l'optimisme. Le maire rappelait ainsi que, après avoir subi une grave dépression économique dans les années 70 avec fermetures d'usines, de sucrerie et autre fonderie, le bourg avait recouvré aujourd'hui une « stabilité dans les offres d'emploi ; même Gantois qui avait connu de sérieux soucis il y a un ou deux ans, est en situation de redéveloppement ». « Toutes les entreprises embauchent en ce moment ! affirmait pour sa part un responsable de centre de formation. Si le stage est positif, elles conservent leur stagiaire. »
Le chantier d'insertion porté par le centre communal d'action sociale se félicitait de son côté d'avoir aidé 128 personnes en 15 ans ; un deuxième chantier s'est lancé récemment, porté cette fois par une association (les Ateliers des vallées Ardre et Vesle), offrant 8 places dans les activités de montage et entretien de petit matériel et de démantèlement des véhicules en fin de vie. Les entreprises ne sont pas en reste et jouent le jeu : un piscinier affirmait ainsi qu'il était preneur de stagiaires. Quant à la Mission locale spécialisée dans l'aide aux jeunes, elle en a pris en compte un gros millier sur un an, ce qui fait que « les objectifs fixés par l'Etat sont atteints et même dépassés ».
Le sous-préfet ne pouvait que se réjouir de voir tout cet argent public aussi bien utilisé ; du coup, quand le maire formula sa requête de voir le soutien financier de l'Etat prolongé, en particulier pour la Mission locale, son interlocuteur le rassura sans hésiter : « Ce soutien vous est acquis : je vous garantis pour 2012 le même montant que pour 2011 » (soit 168.000 euros). Vous avez dit crise ?
Antoine PARDESSUS
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