Publié le vendredi 31 juillet 2009 à 01H00 - Vu 88 fois
Nicolas Peroche : « Les gens qui s'expriment avec leurs états d'âme ont un avenir dans la société ».
Pascal Remy
« J'en avais ras le bol de ce qui se passait dans la vie de mon entreprise et des rapports humains avec certains cadres. Je souffrais d'être ainsi géré. Alors, j'ai voulu m'investir dans ma propre localité ».
Baraquin d'origine, Nicolas Peroche, 43 ans, qui avant d'avoir passé 20 ans à la SOPAP à Tournes connut une vingtaine de petits boulots décide donc de devenir indépendant.
« Un maître verrier de Vouziers, Jean-Marc Paguet, m'a donné le goût et l'amour du travail du verre. Il m'a initié les bases nécessaires. Quelque chose qui m'a profondément fait vibrer. Alors que ce métier m'était totalement inconnu ».
Cet ex-ajusteur-monteur approfondit alors ses connaissances auprès de plusieurs spécialistes. A Chartres, Bruxelles, Anvers et à Vannes-le-Chatel où il intègre le centre européen de recherches et de formation aux arts verriers (CERFAV). « En un an, j'ai bénéficié d'un gros cursus. J'y ai mis toute mon énergie ».
Parallèlement à ces stages, Nicolas crée, en mars 2008, l'Atelier Verre et Vitrail au 32, quai des Bâteliers dans des locaux municipaux, prêtés puis loués par la ville de Monthermé.
L'affaire est lancée. Une nouvelle existence s'ouvre avec cette entreprise individuelle.
Formation à domicile
Aujourd'hui, Nicolas fabrique et restaure de belles pièces d'art pour des particuliers et des collectivités locales.
« Je passe de la simple fenêtre cassée au plus haut niveau du travail du vitrail. Tout ce qui est en rapport direct avec le verre et ses dérivés. Nous fabriquons des œuvres d'art dans tous les styles. Contemporain et ancien ».
Bijoux, émaux, miroirs, parures de perles, peintures sur verre, thermoformage et fusing.
« Les gens sont tellement attachés aux objets et aux souvenirs qu'on ne manque pas de travail ».
La petite entreprise s'est aussi lancée dans une démarche originale en initiant des particuliers à l'ensemble des techniques verrières. « Je désirais transmettre mon savoir-faire et tout ce que j'ai appris ». Alors, ponctuellement ou un dimanche par mois (9 à 12 heures et de 15 à 18 heures), Nicolas ouvre son antre aux gens qui veulent façonner leurs pièces.
« Ils profitent des sept postes à chalumeau, des outils et de mes conseils pour faire leurs menus travaux ». En janvier 2010, il proposera même une formation complète (35 heures). Nicolas Peroche prend visiblement du plaisir dans son nouveau job. « Moi qui recherchais l'indépendance, j'ai trouvé ma liberté d'expression. Je ne compte pas mon temps mais je m'épanouis dans ce métier. En plus, je fonde de grands espoirs dans ce projet » souligne ce bosseur à la force de caractère inébranlable.
Pascal REMY
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